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	<title>Forestier Archieven - GreenTechPower</title>
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	<title>Forestier Archieven - GreenTechPower</title>
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		<title>A Paliseul, Jordan Wilkin valorise entièrement les bois qu’il achète</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Helena]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 19:36:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Forestier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En tant que marchand et exploitant forestier, Jordan Wilkin achète du bois sur pied qu’il valorise ensuite pour le mieux. Au fil des ans, il s’est spécialisé dans le bois de chauffage de qualité et les piquets de clôture en chêne. Petit à petit, il a développé son entreprise, et le planning est plein tout [&#8230;]</p>
<p>Het bericht <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/a-paliseul-jordan-wilkin-valorise-entierement-les-bois-quil-achete/">A Paliseul, Jordan Wilkin valorise entièrement les bois qu’il achète</a> verscheen eerst op <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/home-fr">GreenTechPower</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En tant que marchand et exploitant forestier, Jordan Wilkin achète du bois sur pied qu’il valorise ensuite pour le mieux. Au fil des ans, il s’est spécialisé dans le bois de chauffage de qualité et les piquets de clôture en chêne. Petit à petit, il a développé son entreprise, et le planning est plein tout au long de l’année. En fonction des conditions météorologiques, le travail dans le bois alterne avec la production de bois de chauffage. Nous nous sommes rendus à Paliseul par une grise après-midi du mois d’avril, afin d’en savoir un peu plus sur son métier.</p>
<p>Bien que Jordan Wilkin n’ait que 28 ans, cela fait déjà pas moins de 9 ans qu’il travaille à son compte dans le secteur. Il poursuit : ‘Mon père et mon grand-père ont toujours travaillé dans le secteur forestier, et dès mon plus jeune âge, j’ai su que je voulais faire de même. Après mes études, je n’ai donc pas hésité longtemps. A Paliseul, nous sommes de plus en plein cœur des forêts et il ne faut donc pas aller loin pour trouver de quoi s’occuper.’</p>
<p>Au fil du temps, l’activité de Jordan a bien grandi. Il emploie en effet deux ouvriers à plein temps et un indépendant vient également lui prêter main forte lorsque c’est nécessaire. ‘Les journées se suivent et ne se ressemblent pas. Nous sommes en effet tributaires des conditions météo. S’il fait trop mauvais pour aller dans les bois sans risquer d’endommager la structure du sol, nous nous occupons alors de produire du bois de chauffage. De même, nous ne travaillons pas dans les bois pendant la période de chasse.’</p>
<p><b>Les</b><b> </b><b>achats</b><b> </b><b>de</b><b> </b><b>bois</b></p>
<p>Jordan est actif en tant que marchand et exploitant forestier. ‘Concrètement, cela veut dire que j’achète du bois sur pied aux communes ou à des propriétaires privés, et que je valorise ensuite ce bois. Les communes vendent ce bois par soumission, et il n’est donc pas toujours évident de pouvoir acheter les lots que l’on veut, mais globalement cela se passe plutôt bien. Je dois dire aussi que la concurrence entre collègues qui font le même métier que moi est assez respectueuse et que chacun essaie de garder son propre marché. Je travaille principalement sur Paliseul et les communes voisines de Beauraing, Bouillon et Bièvre. Cela m’évite de perdre du temps sur la route, et il y a bien assez de bois dans ce secteur.’</p>
<p><b>Valoriser</b><b> </b><b>au</b><b> </b><b>maximumn</b></p>
<p>Jordan achète principalement du feuillu,essentiellement du hêtre et du chêne, de même que du bouleau. ‘Ce sont les principales essences qui poussent dans le coin. Occasionnellement, je traite également du résineux, mais en général cela intéresse davantage les grosses sociétés.’</p>
<p>‘Lorsque j’achète un lot de bois, je dois veiller à le valoriser au maximum et d’éviter tant que possible les éventuels gaspillages. C’est d’autant plus important au vu des prix actuels. Les grosses grumes sont valorisées en scierie, et pour le reste, je me suis spécialisé dans le bois de chauffage pour les particuliers et les grossistes, de même que dans les piquets de clôture en chêne. Plus récemment, j’ai également développé un débouché pour les bûches de bois de bouleau. Ces dernières sont particulièrement prisées par les pizzerias. Enin, le bois résiduel part chez Burgo, pour la trituration et la valorisation en pâte à papier. En ce qui concerne le bois de chauffage, près de 60% du volume que je traite est ensuite racheté par un marchand lamand, ce qui m’assure une sécurité en ce qui concerne les débouchés.’</p>
<p>‘Pour le bois de chauffage, j’ai choisi de ne pas investir dans un combiné, mais bien de continuer à travailler avec une fendeuse classique. Cela me permet de proposer du bois de bien meilleure qualité, et donc de me démarquer au niveau de l’offre que je propose à mes clients. Bien entendu, le rendement n’est pas le même, mais le produit ini est bien meilleur.’</p>
<p>‘En ce qui concerne les prix, le commerce de bois est souvent en dent de scie. Lorsque les grumes valent de l’argent, c’est le bois de chauffage qui rencontre moins d’intérêt, et vice-versa. Il est donc important de miser sur différents produits finis afin de mieux répartir les risques et de rester compétitif.’</p>
<p><b>Un parc de machines adaptées</b></p>
<p>Afin de mener ses activités à bien de manière efficace, Jordan Wilkin a investi dans du matériel adapté au fil des ans. Aujourd’hui, son parc de machines se compose de deux tracteurs Massey Ferguson 7714 identiques et spécialement équipés pour le travail en forêt. Jordan poursuit : ‘Ces deux tracteurs peuvent être équipés de différents outils, comme une remorque forestière avec grue intégrée ou encore un plateau me permettant de déplacer mes machines. Un de ces tracteurs est de plus équipé d’un blindage forestier complet et d’un treuil qui me permet de sécuriser le travail en forêt. Par ailleurs, je dispose également d’un porteur automoteur John Deere 810.’ ‘L’abattage des arbres se fait d’office à la tronçonneuse. Par ailleurs, je dispose également de plus petit matériel, comme un préfendeur de 50 tonnes de poussée qui me permet de produire des prébillons, ainsi que d’une fendeuse attelée derrière un tracteur pour le bois de chauffage.’</p>
<p><b>Trouver de nouveaux débouchés</b></p>
<p>Pour Jordan, son entreprise ne doit pas nécessairement grandir. ‘Il y a bien assez à faire comme cela, et je ne me vois pas directement investir dans du matériel supplémentaire ou engager du personnel en plus. Je tiens à garder une entreprise à taille humaine, et pouvoir continuer à travailler en permanence sur les chantiers, plutôt que de devoir gérer de l’administratif ou du personnel. Cependant, je suis toujours à la recherche de nouveaux débouchés ou de nouvelles possibilités pour valoriser mon bois. Dans ce cadre, j’aimerais bien construire un nouveau bâtiment dans le zoning local afin d’y abriter mon matériel, mais également de pouvoir disposer d’un espace de vente pour le commerce au détail.’</p>
<p><b>Le service après-vente est primordial</b></p>
<p>Comme le souligne Jordan, ‘Pour travailler dans les bois, il faut s’équiper correctement et il est également nécessaire de pouvoir tirer son plan. Par ailleurs, il est également très important de pouvoir compter sur des partenaires adéquats. Lors de l’achat d’une nouvelle machine, les deux critères les plus importants sont le prix et la qualité du service après-vente. Je dirais même que le service est véritablement primordial. Toute machine peut casser ou être victime d’un problème technique et il s’agit alors de le résoudre au plus vite. Près de 90% de mes machines viennent de la concession Renauld Collard et fils. Au fil du temps, nous avons tissé une relation de confiance, et c’est important pour limiter tant que possible les pertes de temps.’</p>
<p>Jordan conclut : ‘J’exerce un métier exigeant et qui demande beaucoup de travail manuel, mais ce métier me donne entièrement satisfaction. Je ne me verrais pas faire autre chose. J’accorde beaucoup d’importance à un travail correct, et pour le reste, j’entends progresser petit à petit, tout en continuant de miser sur la qualité.’</p>

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		<title>Eric et Corentin Barchman se sont spécialisés dans le gyrobroyage et le fraisage forestiers</title>
		<link>https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/eric-et-corentin-barchman-se-sont-specialises-dans-le-gyrobroyage-et-le-fraisage-forestiers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 19:36:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Forestier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au sein de leur activité forestière, Eric et Corentin Barchman misent principalement sur le broyage et les taillis à courte rotation. L’an dernier, ils ont décidé d’investir dans deux ensembles identiques composés d’un Valtra Q305 et d’un gyrobroyeur Cancela. Ils partagent leur temps entre le nettoyage de terrains industriels et le broyage en forêt pour [&#8230;]</p>
<p>Het bericht <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/eric-et-corentin-barchman-se-sont-specialises-dans-le-gyrobroyage-et-le-fraisage-forestiers/">Eric et Corentin Barchman se sont spécialisés dans le gyrobroyage et le fraisage forestiers</a> verscheen eerst op <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/home-fr">GreenTechPower</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au sein de leur activité forestière, Eric et Corentin Barchman misent principalement sur le broyage et les taillis à courte rotation. L’an dernier, ils ont décidé d’investir dans deux ensembles identiques composés d’un Valtra Q305 et d’un gyrobroyeur Cancela. Ils partagent leur temps entre le nettoyage de terrains industriels et le broyage en forêt pour le compte de gestionnaires.</p>
<p>C’est à Genappe que nous retrouvons Eric Barchman et son fils Corentin afin qu’ils lèvent un coin de voile sur leurs activités forestières. Il y a une trentaine d’années, Eric cherche une occupation pour rentabiliser les périodes creuses pendant l’année. Son métier d’agriculteur spécialisé dans les grandes cultures lui laisse en effet des périodes de répit. Il décide donc de se lancer dans le broyage forestier. Au fil du temps, cette activité a pris une place de plus en plus importante au sein de l’exploitation. A ses débuts, il utilise les tracteurs de l’exploitation pour mener à bien les travaux forestiers. Bien vite cependant, des tracteurs spécifiques seront achetés pour ces travaux. Après ses études d’ingénieur agronome, Corentin est venu rejoindre son père dans l’entreprise il y a maintenant 7 ans. Il poursuit: ‘C’est toujours ce que j’ai voulu faire et je ne regrette pas d’avoir fait ce choix. Nous travaillons à deux. Il est toujours très compliqué de mettre du personnel sur ce genre de matériel. Ces machines restent somme toute très sensibles à l’usure et à la casse, et nous préférons donc rouler nous-mêmes avec.’</p>
<p>Les Barchman sont actifs un peu partout en Belgique. Corentin : ‘En Flandre, nous n’allons pas très loin, mais pour le reste, les limites sont la taille du chantier et les frais de déplacement. Nous nous déplaçons toujours en tracteur, car nous préférons cette solution à celle d’un camion et d’un porte-engins car elle nous apporte davantage de flexibilité.’</p>
<h3>Principalement du gyrobroyage</h3>
<p>‘On peut subdiviser nos travaux de broyage en deux grandes catégories. Il y a tout d’abord les travaux pour la construction. Cela concerne le défrichage de terrains pour y construire des maisons, pour développer une nouvelle zone industrielle, etc… cela concerne toutes les zones plus urbanisées, comme le Brabant wallon, mais également les abords de grandes villes, comme Bruxelles ou Liège par exemple. Il y a ensuite les travaux en forêt à proprement dit. Nous travaillons alors principalement pour des gestionnaires forestiers, qui coordonnent toutes les opérations nécessaires dans une forêt pour le compte de propriétaires privés.’</p>
<p>‘Nos activités principalement sont le gyrobroyage forestier, de même que le fraisage en profondeur. Il peut s’agir soit d’un programme d’entretien à intervalles régulier, soit d’une remise en état avant une plantation ultérieure. Nos clients font également souvent appel à nos services pour la mise en place de gagnages et d’aménagements pour la chasse, de même que pour l’entretien de chemins forestiers. Enfin, nous assurons également la plantation et la récolte de saules et taillis à courte rotation afin de les valoriser en biomasse. Pour cette dernière activité, nous collaborons avec la société Phitech, également de Genappe.’</p>
<h3>Renouvellement du parc de machines</h3>
<p>Dernièrement, les deux Fendt de l’entreprise ont été remplacés par deux Valtra Q305. ‘Nous étions à la recherche de tracteurs de 300 ch plus fiables et moins onéreux, tout en restant dans un gabarit raisonnable pour les travaux que nous effectuons. C’est ainsi que notre choix s’est porté sur la série Q de Valtra. La société Fadeur de Perwez les a équipés d’un blindage forestier sur mesure. Ils sont bien entendu tous les deux équipé d’un poste de conduite inversé. C’est indispensable pour les travaux que nous effectuons. Le rapport poids/puissance de ces tracteurs est particulièrement intéressant, ce qui est un grand atout pour travailler en conditions plus humides, comme celles que nous rencontrons depuis plus d’un an. De plus, ces tracteurs restent relativement compacts, ce qui facilite grandement les déplacements sur route entre les différents chantiers. Chaque tracteur est équipé de son propre gyrobroyeur Cancela TFT 225, et nous sommes également équipés d’un broyeur Cancela MPK 225, qui permet de travailler davantage en profondeur. Au départ, nous avions un broyeur Bugnot mais nous étions à la recherche d’une marque offrant une meilleure finition. Lors de Demo Forest, nous sommes entrés en contact avec TMC Cancela et nous avons été séduits par cette machine. Après avoir acheté un premier gyrobroyeur, nous avons ensuite investi dans d’autres matériels de la marque. Le fait d’avoir deux ensembles identiques nous facilite par ailleurs grandement l’organisation quotidienne des chantiers. Pour les petits chantiers ou des interventions plus spécifiques, nous disposons également d’un John Deere 6930 équipé d’un broyeur Bugnot ou d’un Merry Crusher. C’est la combinaison idéale pour les petits travaux dans des zones délicates. Pour les interventions dans les endroits difficiles d’accès, nous avons investi dans un petit chenillard télécommandé, le MDB LV500, qui est équipé d’un broyeur à marteaux mobiles. De ce fait, nous pouvons mener quasi tous les chantiers de broyage à bien. Nous restons spécialisés dans les interventions mécanisées au sein du secteur forestier. Comme nous disposons de notre matériel agricole, nous pouvons également remettre facilement des terres en culture si le client le souhaite.’</p>
<p>‘Les deux Valtra réalisent chacun environ 800 heures de broyage par an. Le reste du temps, ils sont utilisés sur la ferme ou pour la récolte du saule. Afin de faciliter la maintenance, nous avons opté pour une garantie prolongée de 5 ans sur ces tracteurs. Pour le reste, nous effectuons les petites interventions de maintenance nous- mêmes, tandis que les gros travaux d’entretien sont confiés à notre concessionnaire.’</p>
<h3>Se diversifier pour limiter les risques</h3>
<p>Lorsqu’on demande à Corentin comment il voit évoluer son activité, il souligne tout d’abord la forte concurrence dans le secteur. ‘Au cours des 20 dernières années, de nombreux entrepreneurs se sont en effet lancés dans le métier. C’est par ailleurs une diversification qui coûte cher et c’est compliqué d’être à l’équilibre. J’espère donc que nous allons continuer à pouvoir nous développer ou, à tout le moins, maintenir notre activité. A l’heure actuelle, l’exploitation agricole occupe un tiers de notre temps, le broyage forestier représente le second tiers et le dernier tiers est consacré à la plantation et à la récolte de saule. A mes yeux, le secteur forestier est assez complémentaire au secteur agricole. Souvent, les rencontres avec des agriculteurs permettent de décrocher de nouveaux chantiers. De même, beaucoup d’agriculteurs sont également chasseurs, ce qui facilite les choses, et cette complémentarité est de plus fort intéressante. Je dois dire que le bouche-à-oreille nous permet de progresser dans notre métier. D’autre part, on remarque que les communes ont des budgets de plus en plus serrés. Souvent, elles renoncent à gyrobroyer sur toute la superficie d’une parcelle, en préférant uniquement broyer les futures lignes de plantation. Cela se traduit par une baisse du nombre d’heures de travail, et donc un manque à gagner. Cette évolution des mentalités s’observe déjà depuis quelques années.’</p>
<p>Pour Corentin, l’avenir passera par le développement de la biomasse. ‘Je suis d’avis qu’il reste encore beaucoup de choses à faire à ce niveau. Pour le reste, je pense qu’il sera nécessaire d’optimiser encore davantage notre activité agricole afin qu’elle nous prenne moins de temps et donc de pouvoir libérer davantage de temps pour le secteur forestier.’</p>

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		<title>Arborom mise sur du matériel spécifique pour mener ses chantiers à bien</title>
		<link>https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/arborom-mise-sur-du-materiel-specifique-pour-mener-ses-chantiers-a-bien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 16:59:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Forestier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après ses études horticoles à Gembloux, Romain Coutiez s’installe directement à son compte. Le nom de sa société, Arborom, est la contraction d’arboriste et de Romain. Dix ans plus tard, il mise encore toujours principalement sur les travaux d’élagage et a une vision claire de la façon dont il veut gérer son entreprise et ses [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 54">
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<div class="column">
<p>Après ses études horticoles à Gembloux, Romain Coutiez s’installe directement à son compte. Le nom de sa société, Arborom, est la contraction d’arboriste et de Romain. Dix ans plus tard, il mise encore toujours principalement sur les travaux d’élagage et a une vision claire de la façon dont il veut gérer son entreprise et ses investissements. Nous nous sommes rendus à Bernissart afin de rencontrer ce trentenaire qui a la tête bien sur les épaules.</p>
<div class="page" title="Page 54">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<h3>Principalement de l’élagage</h3>
<p>Depuis ses études, Romain a toujours eu une préférence pour l’élagage et les travaux forestiers. L’aménagement ou l’entretien de jardins est moins dans ses cordes, même s’il s’y attelle de temps à autre afin de faire plaisir et de rendre service à ses clients. Romain poursuit : ‘A mes débuts, j’ai d’abord commencé par des travaux de sous-traitance dans le milieu forestier. L’avantage de ce milieu est qu’il s’agit souvent de contrats de 2 ou 3 semaines, voire plus, ce qui est idéal lorsqu’on débute dans le métier. Petit à petit, j’ai ensuite commencé à développer ma propre clientèle. Après 3 ans d’activité, la sous-traitance représentait encore la moitié de mon activité, et à l’heure actuelle, je travaille à 80% pour des particuliers, pour 15% en sous-traitance et les 5% restants concerne des plantations ou de la remise en état de jardins. Cela s’explique par le fait que j’aime bien réaliser un chantier de A à Z chez mes clients. Je me suis d’ailleurs équipé en conséquence, et les clients préfèrent de leur côté également souvent voir un seul entrepreneur. Dans la mesure du possible j’essaie de rester dans un rayon de 50 km autour de Bernissart afin de ne pas perdre trop de temps dans les déplacements. Je me rends donc jusque dans le Brabant wallon, à Renaix, Mouscron, Erquelinnes&#8230; pour des travaux forestiers plus spécifiques, il m’arrive cependant d’aller plus loin, mais cela dépend évidemment de la taille du chantier. Se déplacer loin pour 2 ou 3 heures de boulot n’est pas intéressant pour nous, ni pour notre client d’ailleurs. Je travaille principalement pour des particuliers, mais également pour des communes et des services publics.’</p>
<div class="page" title="Page 54">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<h3>Travailler seul&#8230;</h3>
<p>A l’heure actuelle, Romain travaille principalement seul. ‘Ma sœur Aurélie m’a rejoint il y a maintenant trois ans. Au départ, elle ne se destinait pas du tout aux parcs et jardins, mais elle a choisi de réorienter sa carrière. Elle travaille deux ou trois jours par semaine sur chantier, et elle s’occupe également de la partie administrative. Par ailleurs, j’essaie également d’avoir régulièrement un apprenti et pour certains chantiers spécifiques, je fais appel à des indépendants avec lesquels je travaille régulièrement. Je préfère travailler principalement seul et faire appel à des gens de confiance lorsque c’est nécessaire.’</p>
<div class="page" title="Page 55">
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<div class="column">
<h3>&#8230;et s’équiper en conséquence</h3>
<p>Afin de pouvoir mener ses chantiers à bien, Romain a donc solidement investi dans du matériel performant. Il poursuit : ‘J’ai préféré investir un peu plus lourdement au début de ma carrière, ce qui me permet de disposer de toutes les machines nécessaires pour travailler efficacement, mais également de réduire la pénibilité physique de mon travail. Lorsqu’on est jeune, on pense souvent que l’on peut tout mener à bien, mais je n’ai pas envie de me retrouver avec des pépins physiques dans 10 ou 15 ans, surtout lorsqu’une machine existe et permet de se simplifier la tâche. Mon parc de machines se compose tout d’abord de deux tracteurs forestiers Valtra. Le premier est équipé d’une pince forestière et d’un treuil, tandis que le second est principalement utilisé pour des opérations de transport et de broyage. Ces tracteurs me permettent également d’être réactif au niveau de mes déplacements. J’ai réfléchi pendant un certain temps à l’achat d’un camion porte-conteneurs, mais comme un tel véhicule ne fait pas assez d’heures sur base annuelle, j’ai préféré miser sur un tracteur classique. Une grue Volvo de 9,5 tonnes et un chargeur articulé Avant 745 permettent d’alléger le travail manuel. Ces deux machines sont très performantes et sont de plus bien adaptées à mes chantiers. Je dispose par ailleurs de trois broyeurs de branches, ainsi que d’un large éventail de petit matériel.’</p>
<div class="page" title="Page 56">
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<div class="column">
<h3>Un robot pour le travail forestier</h3>
<p>Mais le fleuron du parc de machines de Romain est le robot sur chenilles Pfanzelt Moritz FR 75. ‘Tout a commencé lorsque j’ai réfléchi à une solution pour le broyage de branches. Il me manquait en effet une machine entre mon petit broyeur et le gros modèle monté sur un tracteur. Par ailleurs, je voulais également pouvoir rogner des souches. Au fil de mes recherches, je me suis finalement dit qu’il était plus intéressant d’investir dans une sorte de porte-outils, qui me permettrait de travailler tant avec un broyeur qu’avec une rogneuse de souches. De fil en aiguille, je me suis intéressé au robot sur chenilles Pfanzelt, et j’ai fini par acheter le modèle doté d’un moteur de 75 ch. L’avantage d’un porte-outils, c’est qu’il n’y a qu’un seul moteur et un train de chenilles à entretenir. De plus, le robot fait alors davantage d’heures sur base annuelle, ce qui permet de mieux l’amortir. Ce modèle Pfanzelt se distingue par sa puissance et sa polyvalence. Les chenilles rétractables s’adaptent aux passages plus étroits, et il peut travailler dans des pentes allant jusqu’à 45 degrés, ce qui est largement suffisant pour nos chantiers. Un autre gros atout est la prise de force, qui permet d’une part de limiter les pertes à l’entraînement, et d’autre part de lisser la demande en puissance par rapport à un entraînement hydrostatique. Pour le moment, mon robot peut être équipé d’un broyeur de branches Vandaele 18-23, d’une rogneuse de souches Greentec 660 ou encore d’un gyrobroyeur forestier à marteaux fixes et d’une largeur de travail de 1,2 m. Le seul problème, c’est le prix quand on sort avec des machines pareilles, mais c’est à nous d’expliquer aux clients que le travail est fait plus vite et plus efficacement.’</p>
<div class="page" title="Page 56">
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<div class="column">
<h3>Le métier évolue</h3>
<p>Comme le souligne Romain, le métier évolue, et dans son secteur, il remarque de grandes différences depuis la crise sanitaire. ‘On a toujours beaucoup de demande, mais je remarque cependant que la concurrence est plus rude et il est donc nécessaire de bien s’équiper pour garder une longueur d’avance. Depuis la crise du covid, je remarque que les clients ont plus souvent d’autres priorités que leur jardin. En ce qui me concerne, je remarque que les élagages sont prioritaires lorsqu’un arbre est menaçant ou qu’il y a un conflit avec le voisinage. Dans les autres cas, c’est davantage considéré comme une forme de luxe. Avant le covid, il y avait moins de chipotages pour les chantiers. Il en va de même pour les devis. J’en fait plus qu’avant, mais ils sont cependant plus nombreux à rester sans réponse&#8230; ou le travail est postposé à une date ultérieure. J’estime cependant que je n’ai pas à me plaindre. Mon planning est rempli pour les 6 prochains mois, et cela permet de travailler avec davantage de tranquillité.’</p>
<p>Romain conclut : ‘Nous sommes bien équipés pour mener nos chantiers à bien de manière efficace et le but est à présent de pouvoir continuer sur cette lancée afin de continuer à rentabiliser notre matériel et de réfléchir à d’autres solutions innovantes. Bien entendu, un travail de qualité reste au centre de nos préoccupations, et c’est d’ailleurs ce qui a fait l’image de marque d’Arborom!’</p>
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		<title>Qui plante un arbre, plante de l’espoir</title>
		<link>https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/qui-plante-un-arbre-plante-de-lespoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 09:32:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Forestier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sam De Reycke, l’homme derrière SDR Forestry d’Audenarde, est une source d’inspiration pour l’entreprise active dans le secteur de la forêt et du bois depuis 35 ans. Il a suivi les traces de son beau-père Johan en 2017 et a étendu ses activités à la plantation d’arbres, à l’élagage et à l’entretien de grands domaines [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 18">
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<p>Sam De Reycke, l’homme derrière SDR Forestry d’Audenarde, est une source d’inspiration pour l’entreprise active dans le secteur de la forêt et du bois depuis 35 ans. Il a suivi les traces de son beau-père Johan en 2017 et a étendu ses activités à la plantation d’arbres, à l’élagage et à l’entretien de grands domaines et de forêts. Au cours des dernières années, il s’est forgé une expérience qui lui a valu une solide réputation dans le secteur. De nombreux collègues du secteur travaillent avec lui pour planter, élaguer, tondre, couper, assécher et replanter des forêts. Il s’est avéré que c’était une longue conversation qui lève également un voile sur la gestion forestière et tout ce qui a trait à notre population d’arbres.</p>
<div class="page" title="Page 18">
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<div class="column">
<p><strong>Sur les traces de son beau-père</strong></p>
<p>En 2017, Sam a commencé SDR en tant qu’activité complémentaire et est devenu indépendant à temps plein trois ans plus tard. Il gagnait sa vie en tant que représentant commercial en matériel sanitaire, mais la passion pour les machines agricoles ne l’a pas lâché. ‘Dès l’âge de 16 ans, j’étais déjà chauffeur d’un Manitou lors des Journées de la mécanisation à Audenarde, il fallait donc que ça sorte. En 2020, le moment était venu’, commence Sam.</p>
<p>Dans les années 90, le beau-père de Sam travaillait déjà avec les arbres en tant qu’activité complémentaire. A cette époque, l’accent était mis sur la plantation de peupliers, les forêts mixtes ont été ajoutées plus tard. Les clients étaient principalement des particuliers et des marchands d’arbres. Une grande partie des travaux se déroulait en région wallonne. En 2020, l’activité principale de SDR était la plantation forestière et la taille des peupliers, un secteur très spécialisé.</p>
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<p><strong>Des forêts de peupliers ou plutôt des forêts mixtes?</strong></p>
<p>A l’heure actuelle, SDR travaille beaucoup pour le Bosgroep, pour les négociants en bois, pour la province et pour des propriétaires privés. Le reboisement reste l’objectif principal, bien que de nouvelles forêts soient ajoutées à plusieurs endroits. Une partie des travaux est commandée par d’autres collègues forestiers.</p>
<p>Sam De Reycke: ‘Ce que nous plantons maintenant, ce sont des forêts mixtes : chênes, tilleuls, érables, hêtres, bref, toutes les espèces indigènes. Nous travaillons avec une moyenne de 5 types d’arbres mélangés entre eux. Dans les forêts mixtes, l’objectif est de former rapidement une forêt et il n’y a pas d’objectif économique. Tout est planté à 2 m ou 2,5 m et au bout de 10-15 ans le tout est éclairci. Le but de la plantation dense est d’obtenir des arbres qui poussent droit et d’empêcher la formation d’arbustes. Après environ 10-15 ans, les moins beaux sont enlevés afin que les futurs arbres aient plus d’espace et de lumière pour pousser. A la lisière de ces forêts, il y a une transition avec des arbustes pour une transition lente vers les zones herbagées. En principe, les buissons poussent librement.’</p>
<h3>GreenTechPower: ‘Qui sont donc ces propriétaires privés?’</h3>
<p>Sam: ‘C’est un public très diversifié, il n’y a pas de généralités. Nous avons des plantations forestières de 300 arbres, par exemple, qui peuvent aller jusqu’à de plus grandes forêts. Si vous pouvez planter 1 ha d’un seul tenant ici dans la région, alors vous avez déjà une grande forêt.’</p>
<h3>GTP: ‘Qu’est-ce qui a poussé votre beau-père à se lancer dans le secteur forestier ici à l’époque?’</h3>
<p>Sam: ‘Il travaillait à plein temps à la scierie DDS d’Audenarde, tout comme une partie de sa famille. C’était tout à fait logique pour eux. Avant d’être à mon compte, je l’aidais souvent le week-end pour planter des arbres Et puis ça va vite : on achète une machine qui doit ensuite être plus rentable et donc on est dedans avant de s’en rendre compte. Et puis il faut choisir : arrêter ou foncer. J’ai fait ce dernier choix en 2020.’</p>
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<h3>GTP: ‘Votre beau-père a commencé il y a environ 30 ans; les choses ont-elles évolué?’</h3>
<p>Sam: ‘La technique de plantation en termes de machines a légèrement changé, mais la base est restée. Ce qui a radicalement changé, c’est la façon dont les gens perçoivent la forêt. A l’époque, planter des peupliers, les couper, les replanter et les couper était un cycle normal, comme les cultures dans le domaine agricole. Seulement sur une plus longue période de temps. Si une forêt canadienne est abattue maintenant, c’est un gros problème pour la plupart des gens. Et si nous plantons une forêt derrière une rangée de maisons, c’est aussi un problème. Quand nous reboisons un champ de maïs pour en faire une forêt, les gens viennent se plaindre qu’ils n’ont plus la vue&#8230;’</p>
<p>‘La protection des jeunes plants contre la nature a beaucoup changé. Cela est dû en partie à la forte augmentation du prix des plants. Il y a maintenant beaucoup plus de chevreuils qu’il y a 10 ans et nous avons maintenant plus de gibier et de dommages causés par la prédation causés par ces animaux. Par conséquent, la protection de la faune est toujours nécessaire autour de ces arbres, ce qui fait bien sûr grimper le prix de revient. Une nouvelle tendance est que les matériaux utilisés pour la protection de la faune doivent être biodégradables. Pour faire baisser le prix, 30 à 50 arbres ne sont plus plantés à plat (2 m à 2,5 m), mais en cercles, aussi appelés ‘touffes’ de 30 à 50 arbres pour finalement en avoir 1 à 3 beaux.’</p>
<p><strong>Le journal d’un planteur d’arbres</strong></p>
<p>‘Au printemps, la priorité est d’entretenir les forêts paysagées: le broyage et le fauchage forestier à certains endroits afin que les arbres ne soient pas aplatis par les adventices. De plus, je complète en nettoyant les dommages causés par les tempêtes printanières dans les parcs et jardins. Un arboriculteur ne vient pas pour 3 ou 5 arbres; cela n’en vaut pas la peine. Moi oui. J’ai un broyeur de 60 x 40 et un système porte-conteneurs. C’est idéal pour ce genre de travaux que je peux faire entre deux chantiers. Cela se fera jusqu’à l’été, puis nous commencerons par la taille d’été.’</p>
<p>Avril-juin est la période la plus calme, après laquelle la taille du peuplier commence. Un peuplier doit être taillé 3 fois au cours de ses 20 ans de vie. La première taille (4-5 ans) est faite pour s’assurer qu’il obtient la bonne forme, la deuxième fois (8 ans) est faite plus haut. La troisième taille a lieu après 12 ans. La taille des peupliers n’a qu’une raison économique. Si vous commencez à tailler avant juillet, vous obtiendrez des pousses d’eau. Dès que le flux de sève commence à diminuer, la plaie se refermera de sorte qu’elle aura complètement disparu l’année prochaine. Sam taille de début août à mi-octobre. C’est au printemps que le flux de sève de l’arbre est le plus fort. Vers l’automne, il retombe. Lorsque l’écoulement de la sève commence à diminuer, la croissance s’arrête et les plaies ne peuvent plus se refermer. L’été et la fin de l’été sont donc un bon moment pour faire la taille fine. Pour une taille vraiment drastique, il faut attendre la période hivernale.’</p>
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<p>Sam commence début septembre avec le déblaiement des sites (restes de dégâts causés par la tempête, taille d’été, enlèvement des arbres, des haies, préparation des sites, etc.) et la préparation des plantations. La plantation effective commence à partir du 15 novembre.</p>
<p>Du 15 novembre à la fin mars, c’est une plantation continue. Plus l’arbre est en dormance, mieux il se rétablit par la suite. Ces dernières années, nous avons reçu suffisamment de pluie en février, ce qui augmente les chances que tout pousse. Cela dépend du type de sol lorsque la plantation peut commencer.’ SDR est situé dans une région de travail avec différents types de sols, ce qui leur permet de maintenir une longue saison de plantation. Et tout pousse ici : un sol riche et beaucoup d’humidité.</p>
<p>Sam: ‘Je veux quitter le Waasland avant la fin du mois de février; sinon, il fera trop sec et perméable. Pour la même raison, vous pouvez rapidement recommencer à y planter après un temps pluvieux. En hiver, je complète avec des travaux d’élagage, généralement avec d’autres sous-traitants. Chaque hiver, je passe quelques semaines au golf d’Audenarde avec un élagueur régulier, un grimpeur et un homme au sol. J’ai aussi un grimpeur régulier dans ces parcs de châteaux. Chaque grimpeur a sa spécialité : l’un est plus fort dans les travaux plus grossiers ou le démontage, l’autre est plus un chirurgien des arbres.’</p>
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<p>Entre les travaux réguliers, Sam est occupé dans des domaines plus vastes et moins accessibles. ‘En fait, j’ai tout l’équipement nécessaire pour faire de grands travaux sur de petites surfaces. J’ai un client avec un domaine de 50 hectares dans la région; ce sont toutes de tous petits accès dans lesquels je peux simplement entrer avec mon système porte-conteneurs, par exemple, mais où il y a tous de grands arbres qui doivent être entretenus. En d’autres termes, là où de gros équipements sont nécessaires. Je fais aussi les premières éclaircies dans les forêts.’</p>
<p><strong>La croissance du peuplier</strong></p>
<p>Après 4-5 ans, la topiaire est terminée. A 8 ans, la hauteur du tronc est augmentée à 5 mètres, et après 12 ans, il obtient sa hauteur finale d’environ 8 mètres. On parle ici de tronc nu; l’arbre a donc peut-être atteint 25 mètres à l’heure actuelle. Les 8 premiers mètres d’un peuplier mature sont destinés à l’exportation, les suivants aux scieries en Belgique (principalement pour les palettes) et ce qui est ajouté est de la biomasse. Ces 8 premiers mètres sont déroulés pour l’industrie du contreplaqué. D’autres transformateurs envoient le reste à l’industrie papetière de Virton et déchiquettent ce qui peut rester.</p>
<p>Dans le cas de plantations non commerciales, l’élagage est parfois effectué à la demande de certains clients ou après un orage. Ici, nous parlons d’arbres à longue durée de vie et la valeur économique ne joue aucun rôle ici.</p>
<h3>GTP: ‘Votre zone de travail va jusqu’en France. Pouvons- nous tirer des leçons de nos voisins en termes de gestion forestière?’</h3>
<p>Sam: ‘Le gouvernement français protège ses forêts avec un plan de gestion strict et ne veut qu’un rajeunissement naturel. L’arbre se resème spontanément, des pousses apparaissent et seul un nombre fixe d’arbres dans une forêt peut être abattu afin qu’elle reste toujours en équilibre. Ces forêts ne sont jamais coupées à blanc. Une forêt de feuillus, en revanche, est éclaircie et un rajeunissement naturel est utilisé. La plupart des forêts exploitées en France appartiennent à l’Etat lui-même. Elles sont gérées avec des exigences strictes et une politique très cohérente. Je ne vois pas de problème à la coupe à blanc là-bas. Ce que je vois, c’est un danger, et c’est avec nous, c’est que les hêtres meurent à cause de la chaleur. Si vous vous promenez ici dans une forêt à 40°C, vous pouvez voir les hêtres mourir. La même histoire se déroule depuis des années avec les châtaignes sauvages et les noix, principalement dans les jardins. La pelouse au-dessus des racines d’un noyer, par exemple, pose un problème: toute l’eau doit pouvoir s’infiltrer doucement. Les noyers sont également très sensibles si le sol dans lequel ils s’enracinent se compacte.’</p>
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<p><strong>Le Disc-trenching</strong></p>
<p>Sam: ‘Lors de la plantation, je creuse des tranchées à disques dans le sol. Cela signifie que je pose la couche supérieure de litière ou d’herbe avant de faire le trou de plantation. Il s’agit d’un traitement supplémentaire, mais il garantit que le nouvel arbre peut immédiatement absorber l’humidité lorsqu’il pleut et qu’il n’est pas confronté à la concurrence de l’éventuelle couche supérieure de gazon ou d’acide au début. Lorsqu’il pleut sur une couche de paillis de bois, l’eau ne s’infiltre pas, pour ainsi dire; si vous faites cela sur la terre nue, alors oui.’</p>
<p>‘Nous devons souvent planter dans des forêts de conifères. Il y a une couche supérieure très acide et il faut d’abord l’enlever. Je ne facture pas de supplément pour cette préparation lors de la plantation et j’ai plus de garantie que l’arbre va bien démarrer. Après avoir creusé des tranchées, je perce les trous dans la terre nue. Je peux ensuite remplir les trous de plantation avec la terre meuble qui a été travaillée lors du creusement de tranchées à disques. Si vous ne faites que des trous, vous aurez toujours une pénurie de terre dans le trou de plantation. Lorsque vous venez de percer un trou de plantation dans une forêt où le broyage vient d’être fait, vous n’avez que des copeaux et si vous les mettez dans votre fosse de plantation, il est certain à 100% que l’arbre ne poussera pas. J’ai l’habitude de faire les deux opérations.’</p>
<p>‘A partir d’une distance de plantation de 1,5 m entre les rangs, je peux creuser des tranchées à disques. Même si je dois planter entre les ronces, par exemple, je vais d’abord passer avec la trancheuse et je peux planter. Je n’ai pas besoin de fraiser à l’avance. Lors de la plantation dans les forêts de conifères, sur un sol sablonneux et lors de la plantation dans les prairies, cette méthode assure une meilleure croissance de l’arbre.’</p>
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<h3>GTP: ‘Si vous devez planter une forêt mixte chez un particulier, qui en prend alors l’initiative? Parce que dans la plupart des cas, on plante un arbre pour la postérité.’</h3>
<p>Sam: ‘J’ai l’habitude de travailler avec le propriétaire sur quelque chose qui peut devenir une belle forêt à l’avenir. Les propriétés du sol sont toujours examinées en combinaison avec ce que le propriétaire veut. J’ai beaucoup de liberté pour décider de la suite. Par exemple, dans une forêt mixte, vous mettrez de l’aulne noir dans un coin plus humide. Si vous aimez avoir un peu de visibilité et une fleur, nous alternons avec le cerisier des bois. Nous mettons toujours en place des parcs indigènes, nous complétons donc avec du chêne et de la chaux et travaillons en blocs. Nous combinons plusieurs espèces pour minimiser la pression de la maladie. Nous souffrons maintenant de la maladie du frêne. D’ici 15 ans, il se peut qu’une autre espèce devienne sensible. D’où la propagation. Il y a actuellement beaucoup de reboisement à cause du scolyte. Et il n’est pas rare qu’une forêt défrichée commercialement soit reboisée en forêt mixte. Ou les gens peuvent demander conseil aux groupes forestiers, qui établiront un plan et une nomenclature.’</p>
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<p>Sam: ‘Dans certains cas, nous devons planter des forêts sur des terres arables fertiles et cela nous donne des sentiments mitigés. La forêt doit rester une forêt. Vous pouvez également agrandir des morceaux de forêt en connectant deux parcelles ensemble, par exemple. Vous voyez régulièrement des forêts plantées dans des endroits où vous pouvez poser des questions. Je passe souvent du temps en Wallonie dans la région de Boussu où le sol n’est pas très fertile. L’agriculture y est pratiquement impossible. Vous pouvez facilement y planter 200 hectares de forêt. De nombreux hectares y sont aujourd’hui tout simplement en jachère. Par exemple, je vois des terres agricoles fertiles disparaître dans des forêts et, dans d’autres endroits, des terres agricoles en jachère et infertiles qui se trouvent tout simplement sans destination. Ces dernières pourraient parfaitement être utilisées pour faire des forêts. Un point de coordination central pourrait faire une grande différence dans ce domaine.’</p>
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<p><strong>La gestion forestière locale</strong></p>
<p>Sam: ‘Apparemment, les consommateurs n’ont aucun problème à se procurer de l’afrormosia en provenance d’Afrique. Mais quand ils voient un arbre coupé ici, ils s’indignent. Dans le nord de la France, on s’efforce de rendre le bois de peuplier plus durable : planté, cultivé, récolté, transformé et commercialisé localement. Et cela crée une gestion circulaire des arbres dans laquelle la replantation se fait et le cycle peut se répéter. C’est ce qui forme une économie locale. Et il faut qu’il y ait de vraies forêts naturelles entrecoupées de forêts pour faire pousser du bois. La sylviculture à des fins commerciales peut être écologique, si nous le faisons comme cela se passe en France.’</p>
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<p><strong>GTP: ‘Pouvez-vous automatiser la plantation?’</strong></p>
<p>Sam: ‘J’ai une tarière derrière le tracteur avec trois unités. Celles- ci peuvent être réglées hydrauliquement de deux à cinq mètres de largeur de travail et peuvent fonctionner selon un motif triangulaire. Je ne l’utilise plus que pour le boisement. Je fais du reboisement avec une tarière à main ordinaire avec un moteur à essence. Le creusement de tranchées à disques facilite grandement la formation de trous. Je réalise environ 45.000 à 50.000 trous par an. Dans le cas des peupliers, nous forons avec un diamètre de 6 à une profondeur de 1 m, mais cela se fait généralement avec la tarière du tracteur.</p>
<p>J’ai aussi une tarière sur ma mini-pelle et une tarière Rabaud sur mon tracteur pour planter des peupliers. Cette dernière est d’abord étroite pour former le trou puis large pour faire de la terre meuble. De cette façon, la plante se trouve dans un sol meuble et à structure satisfaisante. Pour autant que je sache, nous sommes les seuls à travailler ainsi. Depuis que nous travaillons ainsi, nous n’avons plus eu de problèmes de reprise avec les peupliers.’</p>
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<p><strong>Le bon choix du matériel de plantation détermine le succès de la reprise</strong></p>
<p>Sam: ‘Il existe des dizaines de types de variétés d’arbres en fonction du type de sol. J’ai perdu 500 arbres sur 50.000 sujets plantés la saison dernière. Ce n’est donc pas si mal. L’arrosage n’est pas possible avec de grandes surfaces, il est donc préférable de replanter. Il est important de bien examiner le matériel de plantation et le terrain à l’avance. Ensuite, il faut y mettre d’autres espèces.</p>
<p>C’est là que nous faisons la différence avec notre expérience. En ce qui concerne les transports, il faut prendre beaucoup soin des plants. La racine doit rester humide et doit éviter la lumière du soleil et le vent. J’achète tout chez Sylva à Waarschoot parce que j’y ai les meilleurs résultats et le meilleur service.’</p>
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<p><strong>La protection des jeunes plantations</strong></p>
<p>‘Avant il y avait beaucoup des lapins, mais ils sont presque inexistants. Il y avait des filets de 80 cm de haut ou des spirales d’arbres. De nos jours, la plus grande menace pour les jeunes arbres est le chevreuil. Ils mangent la cime de l’arbre et au lieu d’un arbre, vous obtenez un buisson. Pour protéger les arbres contre cela, il existe 3 solutions:</p>
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<li>Des filets à double mailles beaucoup plus chers, avec une perche en acacia de 1,5 m qui maintient le filet et l’arbre droits. Cela nécessite plus de temps lors de la plantation. C’est donc très laborieux.</li>
<li>Un tube en plastique avec un poteau en acacia attaché. Vous le faites glisser par-dessus l’arbre.</li>
<li>Un tube rond biodégradable avec des sangles biodégradables et un poteau en acacia. Il a été développé en Angleterre et fait toujours l’objet d’un projet pilote.</li>
</ol>
<p>Pour les peupliers, on recourt à des tubes à rouleaux, qui sont ensuite agrafés. Ou la protection collective de la faune sauvage comme un fil d’ursus de 1,80 m autour d’une forêt. La laine de mouton autour d’un arbre est également très efficace. Les cerfs restent alors à l’écart.</p>
<p>Une autre option consiste à utiliser du matériel végétal plus gros, mais le résultat est plus aléatoire et cela demande beaucoup plus de main-d’œuvre. SDR recourt de préférence à des plants de calibre 80-120 cm.</p>
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<p><strong>Les méthodes de plantation</strong></p>
<p>Sam: ‘On plante plus d’arbres aujourd’hui qu’il y a environ 5 ans. Toutes les forêts du Waasland touchées par le scolyte de l’épicéa seront remplacées par des forêts mixtes. De plus, de nombreuses forêts de peupliers sont converties en forêts mixtes. Et il y a beaucoup de foresterie à partir de zéro. Nous construisons des lisières de forêt avec des haies. De nombreux types de plantes y sont mélangés.’</p>
<p>‘La nouvelle technique consiste à planter en touffes ou en cercles : je dégage un cercle de 8 mètres avec ma grue et nous plantons des cercles de 30 à 50 arbres de 1 m sur 1 m. Ensuite, nous roulons 20 m plus loin et faisons le cercle suivant de 8 m. Entre les cercles, nous laissons le rajeunissement naturel faire son travail. Dans le cercle, nous allons permettre à 1 à 3 arbres de pousser sur le long terme; le reste s’en va. Souvent, cela se fait dans les forêts plus anciennes existantes et nous faisons les cercles dans des endroits ouverts. Dans les premières années, cette façon de (re)boiser demande une certaine attention, mais j’ai des projets d’il y a 6 ans et vous pouvez voir que ces arbres ont bien poussé. Les autorités optent pour des installations circulaires car cette façon de travailler est moins chère, avec moins d’arbres par hectare.’</p>
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<p>Het bericht <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/qui-plante-un-arbre-plante-de-lespoir/">Qui plante un arbre, plante de l’espoir</a> verscheen eerst op <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/home-fr">GreenTechPower</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Boomveltruck : compact, durable et prêt pour les abattages les plus difficiles</title>
		<link>https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/le-boomveltruck-compact-durable-et-pret-pour-les-abattages-les-plus-difficiles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 10:28:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Forestier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Imaginez un véhicule d’intervention mobile qui peut se transformer à la fois en moyen de transport et en grue ou en nacelle en un rien de temps. Frederik Vanderbeken de Deinze en rêvait depuis des années et a réuni sa passion pour le vert, le dessin technique et la mécanisation. Avec sa femme, Leen, son [&#8230;]</p>
<p>Het bericht <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/le-boomveltruck-compact-durable-et-pret-pour-les-abattages-les-plus-difficiles/">Le Boomveltruck : compact, durable et prêt pour les abattages les plus difficiles</a> verscheen eerst op <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/home-fr">GreenTechPower</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 42">
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<p>Imaginez un véhicule d’intervention mobile qui peut se transformer à la fois en moyen de transport et en grue ou en nacelle en un rien de temps. Frederik Vanderbeken de Deinze en rêvait depuis des années et a réuni sa passion pour le vert, le dessin technique et la mécanisation. Avec sa femme, Leen, son bras droit dans l’entreprise, il a donné vie à ses croquis. Entre-temps, son camion d’abattage évolue dans son entreprise depuis un an et demi et nous sommes curieux de savoir comment la théorie a été alliée à la pratique.</p>
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<h3>GreenTechPower : “Comment avez-vous commencé ?</h3>
<p>Frederik Vanderbeken: ‘En tant que fils d’agriculteur, j’ai travaillé comme étudiant chez Hydro-Jet Hellebuyck à Tielt dès mon plus jeune âge. Cette entreprise effectue à la fois le nettoyage industriel et le transport de lisier. Ce qui est unique, c’est qu’à cette époque, ils développaient presque toutes les machines en interne. C’est chez eux que j’ai attrapé le microbe pour être créatif et travailler dur. J’ai d’abord suivi un cursus d’études supérieures en électromécanique et une formation en génie industriel. Je n’ai pas terminé ces études supérieures, mais je suis allé travailler comme dessinateur technique dans un bureau d’ingénierie chez ‘Stevens Composit Trailer’ à Lokeren. Là, j’ai tout de suite eu l’opportunité de concevoir des remorques en 3D. Plus tard, j’ai commencé à travailler chez Inkonox où j’ai pu concevoir toutes sortes de constructions en acier inoxydable.’</p>
<p>Leen: ‘Nous sommes tous les deux issus d’une famille d’agriculteurs. Travailler dur faisait partie de notre éducation. Lorsque nous avons acheté notre ferme en 2003, il était donc évident que nous voulions y abriter notre entreprise un jour.’</p>
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<p><strong>L’entrepreneuriat est dans les gènes</strong></p>
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<p>Frederik: ‘En plus de travailler chez Inkonox, j’étais également actif avec mon beau- frère Kris Dewaele dans le secteur du lin. Là, j’ai vu du potentiel des anas de lin, qui étaient alors inconnus. C’est ainsi qu’en 2004 j’ai commencé ma première activité indépendante en tant que distributeur d’anas de lin comme litière. Nous avons fait les investissements nécessaires dans les moyens de transport pour acheminer le produit jusqu’au client.’</p>
<p>‘Lorsqu’un marchand de bois de chauffage s’est arrêté à proximité peu de temps après, c’était l’occasion. Nous avons développé nos propres machines pour la production de bois de chauffage et construit un nouvel entrepôt pour le stockage du lin et du bois de chauffage. Nous avons acheté notre premier Merlo (P41.7), un porte-conteneurs Roagna et un conteneur de 30m3. Le Merlo faisait plus de 1500h /an à nos débuts.’</p>
<p>‘Nous transportions le bois de chauffage et les anas de lin et les utilisions à la ferme pour le commerce et la scie des grumes. Pour le sciage avec le Merlo, nous avions développé une grande pince (d’une ouverture de 2,5 m) avec une tête de scie Hultdins et JBM. Afin de rentabiliser cette tête de scie, j’ai également transformé et renforcé hydrauliquement le Merlo pour cela.’</p>
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<p>Leen: ‘Ce qui caractérise Frederik, c’est qu’il continue d’innover. Nous avons récemment acheté une remorque forestière ATS Rauw et nous effectuons actuellement des tests pour broyer directement dans des big bags de 5 m3. Le but est de les transporter ensuite facilement avec notre Boomveltruck et d’économiser ainsi un deuxième transport.’</p>
<p><strong>Une demande croissante pour l’abattage mécanique</strong></p>
<p>Frederik: ‘Un jour, un voisin nous a demandé si nous voulions abattre un arbre avec nos machines. Le voisin était très satisfait de l’efficacité et il a fait notre publicité. C’est ainsi que nous avons démarré dans l’élagage et l’abattage, tant en grimpant dans les arbres que mécaniquement. Cela nous a convaincus d’innover davantage dans l’abattage mécanique et nous avons donc commencé la production de notre Boomveltruck en 2020.’</p>
<p>‘Après avoir été livré, le camion a été complètement démonté. C’est donc un investissement qui n’est pas immédiatement rentable. Il a donc fallu mordre sur sa chique, mais cela en valait vraiment la peine. La construction elle-même a pris environ un an. Choisir les bonnes machines et les bons partenaires a pris beaucoup de temps. Mon premier développement a même été sur un châssis agricole de la marque Vredo. Vous le testez, l’adaptez et l’ajustez à nouveau pour qu’à un moment donné, vous obteniez exactement ce dont vous avez besoin. Entre-temps, le Boomveltruck est utilisé depuis un an et demi. Il a été spécialement développé en tant que véhicule de service pour élaguer ou abattre efficacement les arbres grands ou difficiles à atteindre, tant chez nos propres clients qu’en sous-traitance.’</p>
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<h3>GTP : ‘Travaillez-vous ensemble en tant que couple?’</h3>
<p>Leen: ‘Nous avons travaillé ensemble à plein temps pendant environ trois mois. C’est un travail difficile et à la fin de la journée, il s’agissait de s’endormir dans le canapé le plus rapidement possible (rires). Qu’il s’agisse de fendre du bois au dépôt ou d’alimenter le broyeur avec des branches sur un chantier, je fais cela avec grand plaisir et j’apprécie vraiment de travailler dehors. Mais parfois, cela fait du bien de s’évader et c’est pourquoi je continue à travailler à temps partiel dans le secteur de la santé. J’en ai besoin pour faire mon propre truc de temps en temps. Disons que je fais actuellement la majeure partie de l’administration en combinaison avec les médias sociaux et le site internet. Bref, je fais tout le nécessaire pour mettre notre Boomveltruck et nos autres services à l’honneur. Souvent, les visites de chantier et les offres sont réalisées le dimanche et nous en profitons pour faire une excursion d’une journée, histoire de combiner l’agréable à l’utile.’</p>
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<h3>GTP : ‘Travaillez-vous avec du personnel?’</h3>
<p>Frederik: ‘Nous remarquons qu’il n’est pas facile de travailler seul quelque part, surtout en termes de sécurité. Nous avons toujours travaillé principalement avec des sous-traitants, mais ils ont leur propre agenda, donc ce n’est pas toujours facile à planifier. Nous avons récemment embauché Lukas. Il est motivé, veut apprendre et apporter une forme de valeur ajoutée. Nous voulons lui donner cette opportunité. Il suit la formation nécessaire et avec le soutien nécessaire, il pourra participer à 100% lorsque la saison chargée reprendra.’</p>
<h3>GTP : ‘Comment décririez-vous les services que vous proposez?’</h3>
<p>Leen: ‘Vous pouvez nous contacter pour tous les travaux liés aux arbres. Soit la taille, l’abattage, le broyage, le broyage de souches, etc&#8230; Avec notre parc de machines varié, nous faisons tout notre possible pour aborder chaque travail efficacement. Nous avons plus de 15 ans d’expérience. Nous essayons de valoriser le bois au maximum. Les grumes sont commercialisées ou transformées en bois de chauffage. La sciure de bois et les copeaux vont à l’industrie du carton ou du papier, sont utilisés comme couvre-sol ou sont valorisés en tant que biomasse. Nous essayons de garder le moins de déchets possible. Complétez vraiment la boucle en termes de traitement du bois. Cependant, nous continuerons à nous concentrer sur les abattages à risque.’</p>
<h3>GTP: ‘Vous êtes dans un secteur forestier densément peuplé ici en Flandre orientale. Comment cela se passe-t-il?’</h3>
<p>Frederik: ‘En fait plutôt bien. Tout le monde a sa spécialité ici. Une coopération encore plus étroite serait une bonne chose pour tout le monde. Nous voulons vraiment travailler sur le B2B avec d’autres professionnels, des collaborations avec des instances qui planchent sur les abattages difficiles. Donc, en ce sens que nous ne sommes pas vraiment des concurrents des forestiers classiques. Les tempêtes printanières ou automnales se produiront plus fréquemment. Cela a des conséquences majeures pour notre planification. Vous ne pouvez pas simplement couper un arbre couché sur une maison. Cela doit vraiment être contrôlé avec le bon support machine pour limiter les dégâts. Par exemple, les arbres qui ont poussé contre ou entre des fils électriques doivent également être démantelés de manière contrôlée. C’est une de nos spécialités.’</p>
<h3>Un parc de machines spécifique</h3>
<p>Frederik: ‘Au fil des ans, nous avons pu investir dans un parc de machines important et spécialisé. Tout d’abord, nous avons acheté notre Merlo 45.11 avec tête d’abattage. Un autre gadget est le coupe-souche de 75 ch de Predator sur chenilles, modifié avec un treuil de 8 tonnes qui peut treuiller avec 70 mètres de câble à 5 km/h; c’est assez rapide pour couper un arbre dynamiquement. En outre, un broyeur forestier FAE. Pour le traitement du bois, nous avons une fendeuse Taifun de 40cm. Nous l’avons acheté de série via JBM. Notre fendeuse lourde de 80 tonnes pour des troncs d’un diamètre allant jusqu’à 1,2 m (avec 4, 8, 12 ou 24 couteaux) a par ailleurs entièrement été construit sur mesure par la société allemande S&amp;U.’</p>
<p>Frederik dispose également d’un camion 4&#215;4 compact de 7,5 tonnes de la marque Fuso et d’un broyeur Vermeer 1200. En outre, une grue sur chenilles Mecalac qui a été convertie hydrauliquement. Une fraise TMK type 300 et la pince à doigts Intermercato 7. Même le chargeur à châssis fixe Giant a été modifié avec un grappin forestier BMG provenant des Etats-Unis. Et comme cerise sur le gâteau, le Boomveltruck sur base d’un Volvo avec deux montages différents: d’une part la version plateau pour transporter des machines et des grumes et d’autre part la version avec grue Palfinger pour l’abattage avec la tête d’abattage Mecanil SG280. Une plate-forme de nacelle de marque Ferrari complète l’ensemble.’</p>
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<h3>GTP : ‘Achetez-vous en fonction du produit ou de la marque?’</h3>
<p>Frederik: ‘Pour chaque machine, je découvre spécifiquement ce que la machine peut faire et ce dont j’ai besoin. Nous allons souvent chercher nos pièces nous- mêmes afin de pouvoir les assembler. Nous faisons les entretiens nous-mêmes autant que possible. Si nous devons vraiment presser ou remplacer des tuyaux hydrauliques, nous nous adressons à Patrick De Schepper ou à The Ponderosa. Je préfère ne laisser aucune machine chez un agent et je veux travailler dessus moi-même jusqu’à ce qu’elle soit terminée. Vous avez parfois deux machines qui se ressemblent à l’identique, mais l’une est spécialement conçue pour un certain groupe cible, tandis que l’autre peut faire plus. Tout est dans le prix, la longévité et la qualité. Pour moi, il est important qu’une machine puisse être utilisée aussi efficacement que possible en fonction des besoins du travail. J’ai adapté presque toutes mes machines, même si certaines machines fonctionnaient déjà de manière optimale. Notre Merlo est équipé d’une prise de force à l’arrière comme un tracteur agricole. Nous avons retiré tout le boîtier réducteur et mis en place une deuxième pompe séparée. En outre, un réservoir d’huile séparé et un refroidisseur ont été ajoutés, uniquement pour le sciage. Le résultat est que je peux à présent scier avec un débit de 200 litres à 350 bar. C’est assez unique.’</p>
<p>Leen: ‘En bref, je sais que si Frederik décide d’acheter une machine, il a d’abord réfléchi pendant un certain temps.’</p>
<h3>GTP : ‘Est-ce en collaboration avec des concessionnaires ou importateurs?’</h3>
<p>Frederik: ‘Lors de l’adaptation de notre Merlo, nous avons reçu un soutien de l’importateur De Lille pour les ajustements. Bien sûr, nous effectuons nous-mêmes le véritable ajustement en collaboration avec nos concessionnaires habituels.’</p>
<h3>GTP : ‘Sur quelle base avez-vous par exemple choisi ce Merlo?’</h3>
<p>Frederik: ‘C’est le seul chariot télescopique sans béquilles qui peut étendre son bras vers le haut sans basculer dans la forêt. Vous êtes équipé de barres de stabilisation afin que vous puissiez toujours mettre votre véhicule à niveau. De plus, je dispose de blocages d’essieux à l’avant et à l’arrière. Par ailleurs, nous avons acheté notre premier Merlo en 2006 parce que nous pouvions légalement tirer jusqu’à 23 tonnes sur la route. C’est pourquoi, et en raison de la puissance moteur de 140 ch, nous avons opté pour un Merlo.’</p>
<p><strong>Un véhicule d’intervention tout-en-un conçu en interne</strong></p>
<p>Frederik: ‘Grâce à notre expérience dans le domaine forestier, nous avons pu identifier les faiblesses du secteur et développer de nouvelles opportunités. Nous soupçonnons que dans les années à venir, il y aura de nombreux changements dans le climat, du moins certainement avec les arbres. Cela me touche et j’ai également remarqué que les machines standard ne sont pas toujours équipées pour les situations d’urgence. J’ai commencé avec l’idée de rassembler tout cela dans une seule machine. Après des années de sang, de sueur et de larmes, notre camion tout-terrain 8&#215;6 avec système de changement rapide est devenu une réalité. Si vous deviez regarder uniquement le temps, vous avez besoin de 10 minutes pour poser un morceau de bois avec un chariot télescopique rotatif. En d’autres termes, le scier, le ramener au sol et remonter. Grâce au point d’articulation, nous n’avons besoin que d’une minute et demie pour faire le même travail. De plus, nous avons une portée de 36 mètres de haut (également avec la nacelle). Lorsque vous comparez le Boomveltruck avec un chariot télescopique rotatif ou une grue standard, la machine reçoit 50-60 litres d’huile par minute et à une pression de 150 à 200 bars en haut de la tête d’abattage. De notre côté, le Boomveltruck est quelque chose de très unique avec environ 100 litres par minute à 350 bar.’</p>
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<p><strong>Les spécifications</strong></p>
<p>Frederik: ‘Comme nous travaillons dans toute la Belgique et même le nord de la France, les déplacements doivent également se faire rapidement. D’où le choix du châssis 8&#215;6. Le camion mesure 2,55 m de large, 9,32 m de long et 4 m de haut, et est doté d’un moteur Euro 6. Selon l’équipement, vous avez un poids à vide compris entre 17.511 kg et 25.919 kg.’</p>
<p><strong>Une collaboration avec Vlaio</strong></p>
<p>Frederik: ‘Nous avons réalisé une étude pour le Boomveltruck en collaboration avec l’Agence flamande pour l’innovation et l’entrepreneuriat (Vlaio). Nous avons dû préparer un dossier où nous devions ensuite convaincre un jury que nous savions de quoi nous parlions. Comme c’est un projet sur lequel je planchais depuis des années, je le connaissais de bout en bout et cela n’a donc pas été un grand problème de convaincre ce jury.’</p>
<p>Leen: ‘Cela nous a été recommandé par notre comptable. Finalement, nous avons reçu des subventions pour cet investissement. Vlaio nous a entièrement guidés tout au long du processus, nous avons donc maintenant la machine parfaite. C’était un très gros projet. Ce qui fonctionne sur le papier ne fonctionne pas toujours dans la pratique. Cela a été un processus d’essais et d’erreurs. Quand nous regardons le résultat final, nous en sommes très fiers.’</p>
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<h3>GTP : ‘La superstructure est-elle brevetée?’</h3>
<p>Leen: ‘Nous avons rédigé un accord de non-divulgation avec toutes les parties impliquées dans le développement du Boomveltruck. Notre constructeur lui-même a indiqué qu’il s’agissait d’un projet ponctuel pour lui. Ouf! Tous les dessins sont bien sûr notre propriété.’</p>
<h3>GTP : ‘Comment voyez-vous l’avenir du secteur forestier et du bois?’</h3>
<p>Frederik: ‘En raison du changement climatique, il est de plus en plus nécessaire d’élaguer, d’enlever ou de remplacer les arbres. Vous avez également vu qu’en juin, il y a eu plusieurs reportages sur le ‘syndrome de chute soudaine des branches’, sur les branches qui tombent des arbres, en raison de la sécheresse. En outre, à l’avenir, en raison de l’émergence des câbles à fibres optiques, l’abattage incontrôlé des arbres dans les zones peuplées appartiendra au passé. Ces câbles utilisés pour le réseau 5G, entre autres, ne peuvent pas résister aux fortes vibrations des chutes d’arbres, et les arbres doivent donc être démontés mécaniquement et étape par étape. Si nous regardons la façon dont nos voisins du Nord abordent la gestion des arbres, je pense que nous pouvons apprendre beaucoup de choses en Belgique. Aux Pays-Bas, un plan de gestion des arbres est utilisé. L’élagage préventif est effectué lors de la surveillance de l’état des routes. Les arbres matures sont remplacés. Bien sûr, l’arbre lui-même doit également être examiné et déterminer s’il existe des solutions de rechange pour les garder en vie, surtout s’ils ont un avenir pour devenir des anciens combattants. Nous sommes certainement curieux de voir où cela nous mènera dans les années à venir. De notre côté, nous sommes en tout cas prêts.’</p>
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<p>Het bericht <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/le-boomveltruck-compact-durable-et-pret-pour-les-abattages-les-plus-difficiles/">Le Boomveltruck : compact, durable et prêt pour les abattages les plus difficiles</a> verscheen eerst op <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/home-fr">GreenTechPower</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>En travaillant ensemble, nous pouvons déplacer des montagnes</title>
		<link>https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/en-travaillant-ensemble-nous-pouvons-deplacer-des-montagnes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jul 2023 07:00:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Forestier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au printemps, nous avons rendu visite à l’entrepreneur Jeroen Vertommen (30 ans) à Putte. Investir de manière réfléchie et développer son entreprise solidement sans trop de charges financières est sa devise de vie. Il a commencé sa carrière dans l’aménagement paysager, mais s’est rapidement tourné vers l’entretien des arbres et la foresterie à temps plein. [&#8230;]</p>
<p>Het bericht <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/en-travaillant-ensemble-nous-pouvons-deplacer-des-montagnes/">En travaillant ensemble, nous pouvons déplacer des montagnes</a> verscheen eerst op <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/home-fr">GreenTechPower</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 22">
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<p>Au printemps, nous avons rendu visite à l’entrepreneur Jeroen Vertommen (30 ans) à Putte. Investir de manière réfléchie et développer son entreprise solidement sans trop de charges financières est sa devise de vie. Il a commencé sa carrière dans l’aménagement paysager, mais s’est rapidement tourné vers l’entretien des arbres et la foresterie à temps plein. Entre-temps, il est l’heureux propriétaire d’une entreprise solide comptant quelques collaborateurs.</p>
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<h3>GreenTechPower: ‘Comment avez-vous commencé?’</h3>
<p>Jeroen Vertommen: ‘J’ai commencé par un job d’été dans l’aménagement paysager et l’entretien. Nous devions régulièrement effectuer des travaux d’élagage et de d’abattage. C’est ce qui m’a poussé à apprendre à grimper et à accompagner régulièrement un scieur d’arbres expérimenté. Un mois après mes études de jardinier à l’école d’horticulture de Malines, je suis devenu indépendant à temps-plein. Après une septième année, j’ai également acquis des notions de comptabilité, ce qui me permet de gérer ma propre entreprise dans ce domaine.’</p>
<p>‘Je voulais devenir indépendante parce que l’aspect financier m’attirait et j’aime organiser mon propre travail. A cette époque, la demande pour l’entretien des arbres était minime, mais je sentais qu’il y avait un avenir. Un capital de démarrage pour une entreprise est bien sûr important et il a fallu des efforts pour convaincre la banque de me prêter ce capital de démarrage. Heureusement, il y avait de plus en plus de demande pour la gestion forestière et d’autres services autour des arbres. J’ai eu l’occasion de reprendre l’entreprise et les machines de la personne pour laquelle je travaillais pendant l’été. Entre-temps, il travaille aussi pour moi à temps-plein.’</p>
<p><strong>La mécanisation</strong></p>
<p>Jeroen: ‘J’ai suivi des cours de mécanique pendant une année supplémentaire pour pouvoir réparer moi-même mes propres machines. Je peux résoudre 90% des problèmes moi-même. Financièrement, cela offre également un avantage. Vous perdez moins de temps et d’argent que vous ne dépenseriez autrement pour un technicien. Les réparations sont souvent des travaux du soir. L’indépendance en tant qu’entrepreneur pour pouvoir dessiner son plan dans divers domaines est vraiment précieuse et importante pour moi. Donc, être moins dépendant des autres.’</p>
<h3>GTP: ‘Etes-vous principalement actif dans la région ici?’</h3>
<p>Jeroen: ‘Non, nous sommes vraiment partout. Nous allons là où le client nous le demande. Nous disposons donc d’un portefeuille varié de clients: B&amp;B, hôtels, villas et séjours à la campagne d’Anvers aux Ardennes. Les professionnels qui n’offrent que la sylviculture sont souvent répartis dans différentes régions et à différentes distances.’</p>
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<div class="column">
<h3>GTP: ‘Alors pourquoi spécifiquement l’entretien des arbres et la foresterie?’</h3>
<p>Jeroen: ‘L’accrobranche et le sciage m’ont toujours donné une montée d’adrénaline. A mes débuts, je sous-traitais déjà l’entretien des arbres pour d’autres entrepreneurs en jardinage. Plus c’est difficile, plus le défi est grand! Un client m’a appelé pour me demander d’abattre un arbre qui était à plat contre un mur. J’avais déjà hâte de commencer tout de suite. J’ai récemment reçu une question d’un collègue qui devait faire un travail difficile et qui m’a appelé pour cela. Cela me charme que les gens apprécient aussi ce que je fais.’</p>
<h3>GTP: ‘Ne regrettez-vous pas d’avoir réduit les activités d’entreprise de jardin?’</h3>
<p>Jeroen: ‘Non, je ne m’en occupe pas pour le moment. Peut-être un jour, mais ce n’est pas l’intention pour le moment. La reprise de l’entreprise sous le nom familier de ‘bûcheron’ était une grande opportunité que je ne pouvais pas manquer. Financièrement, c’était difficile, mais cela semblait être une bonne chose. Et maintenant, il s’avère que c’est le cas!’</p>
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<div class="column">
<blockquote><p>&lsquo;Mettez une centaine de personnes du secteur ensemble et demandez ‘que faire de cet arbre’, vous aurez 100 réponses différentes.’</p></blockquote>
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<div class="column">
<h3>GTP: ‘GTP: ‘Avez-vous suivi une formation spécifique pour les arboriculteurs?’</h3>
<p>Jeroen: ‘J’ai commencé le cours ‘ETW’ à Inverde en 2014 dans la bonne humeur, mais en tant que manager, il est devenu difficile de tout combiner. Récemment, j’ai repris le risque, cette fois à Kessel-Lo, mais la combinaison avec la gestion d’une entreprise est très difficile. Je veux être disponible pour mes clients et mon personnel autant que possible. Bien sûr, l’intention est d’obtenir le certificat. Pendant le cours, vous apprenez également à connaître de nombreuses personnes, à la fois des collègues et des enseignants; c’est aussi très intéressant.’</p>
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<div class="column">
<p><strong>Travailler ensemble, c’est être plus fort</strong></p>
<p>Jeroen: ‘Je crois que c’est un avantage de s’asseoir et de travailler avec tout le monde, alors vous pouvez vraiment déplacer des montagnes. Une soirée avec une bière, un barbecue et de bonnes conversations, de bonnes choses en ressortent. Une bonne relation avec les collègues et les clients est nécessaire pour une collaboration fluide et efficace. ‘</p>
<p><strong>L’argent</strong></p>
<p>Jeroen: ‘En plus des chiffres, l’humanité est très importante. Au marché annuel ici dans le village, les visiteurs venaient demander s’ils pouvaient apporter des copeaux de bois et combien cela devrait coûter. C’était gratuit. Rendre quelqu’un heureux est important pour moi et je vois cela comme une situation gagnant-gagnant.’</p>
<h3>GTP: ‘Remarquez-vous que les clients attachent plus d’importance à ce que vous dites?’</h3>
<p>Jeroen: ‘Certainement. Lors des visites de chantier, je demande toujours d’abord pourquoi l’arbre doit partir? Parfois, un élagage expert suffit. C’est à nous de bien conseiller les gens. Par exemple, il y avait deux hêtres à proximité que les gens voulaient laisser. Je les ai taillés avec l’accord que je les couperais gratuitement si le client n’était pas satisfait. Les arbres sont toujours là&#8230;’</p>
<p>‘Tout dépend de la façon dont vous appliquez quelque chose. Certains clients sont ouverts aux conseils d’experts, d’autres non. Mais si vous ne pouvez vraiment pas convaincre quelqu’un de le faire ‘correctement’, alors vous devez réaliser que ce n’est peut-être pas un client qui correspond à votre façon de travailler.’</p>
<p><strong>L’équilibre entre l’administration et le travail</strong></p>
<p>Jeroen: ‘Je me suis fixé pour objectif de fournir des devis au client dans un délai de deux jours. La rédaction de devis prend beaucoup de temps. Mais ce temps a porté ses fruits pour éviter les malentendus par la suite. Je travaille souvent avec les hommes pendant quelques heures parce que c’est toujours la meilleure chose que je fais. De cette façon, je reste en contact avec le travail pratique. Pour les travaux difficiles et spéciaux, je coopère pleinement. En attendant, j’ai de la chance qu’une de mes sœurs me soutienne administrativement.’</p>
<p><strong>Le savoir professionnel fait la différence</strong></p>
<p>Jeroen: ‘J’ai récemment eu un travail où il y avait des hêtres sur un chantier de construction qui pourraient mourir à cause de dommages. Les clients ont été choqués que personne d’autre n’en ait parlé auparavant. Chaque arbre est important pour moi, même si ce n’est pas l’arbre que vous regardez à ce moment-là.’</p>
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<div class="column">
<h3>GTP: ‘Vous travaillez avec une équipe fixe?’</h3>
<p>Jeroen: ‘Trois personnes sont actuellement employées en plus d’un ou deux indépendants qui travaillent à jours fixes. Travailler avec des indépendants donne des avantages car ils peuvent utiliser leurs propres machines pour les travaux. Pour les travaux de sous-traitance dans la foresterie, j’ai les machines nécessaires. Mais un gros broyeur n’est pas suffisamment utilisable pour devenir rentable. Un tel investissement n’est donc pas une décision intelligente. Je préfère alors avoir un collègue qui propose un tel broyeur pour que tout le monde puisse gagner sa vie. Je pense sur le plus long terme. Il y a un collègue avec qui je travaille depuis 7 ans et où le respect mutuel est bon dès le premier jour. Si quelque chose devait arriver demain, nous pourrions compter les uns sur les autres. C’est quelque chose qui est commun parmi les générations plus âgées qui ont grandi ensemble.’</p>
<h3>GTP: ‘Est-ce que tout le monde a l’expérience et les certificats nécessaires?’</h3>
<p>Jeroen: ‘Pour le moment, je suis le seul à être occupé ou à avoir pris des cours pour commencer avec le certificat ETW. Je donne toujours à mes collaborateurs les explications et les informations nécessaires afin qu’ils partent bien préparés pour le chantier. Par exemple, nous travaillons pour Elia sur le réseau à haute tension, les gazoducs, les routes et le trafic. Nous disposons des certificats nécessaires pour que ces travaux se déroulent de manière experte et sûre.’</p>
<p><strong>Des machines d’occasion</strong></p>
<p>Jeroen: ‘J’ai presque toujours acheté des machines d’occasion. Il y a environ cinq ans, j’ai acheté ma première nouvelle machine: un petit chargeur derrière lequel vous pouvez vous tenir debout. En achetant des machines d’occasion, j’ai pu constituer un grand parc de machines qui a déjà été en grande partie entièrement payé. Un camion qui est à l’arrêt dans une cour et qui sert littéralement à faire des allers-retours, pourquoi devrais-je acheter un nouveau pour cela? Vous ne pourrez pas l’amortir et aujourd’hui, vous ne pouvez pas le répercuter sur vos clients. Tant que je suis indépendant, j’essaie de rester petit et modeste.’</p>
<h3>GTP: ‘Avec quelles machines travaillez-vous maintenant?’</h3>
<p>Jeroen: ‘Mon premier broyeur était un Vandaele. Ensuite, un Vermeer de 38 cm et un petit broyeur Först. Nos tronçonneuses sont presque toutes de Stihl. Les pièces uniques du même modèle facilitent l’entretien pour les collaborateurs et l’interchangeabilité des pièces. Au début, nous avions différentes marques, donc la bonne chaîne ne finissait pas toujours sur la bonne tronçonneuse. Notre nacelle élévatrice est une Teupen 30. Nous avons un camion Scania, un DAF et un Mercedes. Notre tracteur est un Deutz-Fahr avec une remorque de transport pour le bois. Et puis il y a une chargeuse sur pneus Sherpa sur laquelle on peut se tenir à l’arrière.’</p>
<p>‘Mon achat le plus récent est un ‘Pfanzelt Moritz 75’. Cette machine est actuellement unique en Belgique et c’est bien que nous ayons ces machines dans notre parc de machines. Notre équipement est unique au monde. Il a coûté une fortune mais nous l’avons eu. Je suis toujours un fan des machines d’occasion, mais à un moment donné, vous arrivez à un point où vous devez avoir quelque chose de spécifique. Ensuite, votre prix est plus élevé en adaptant une machine d’occasion au lieu de simplement acheter la machine neuve. Mieux vous prendrez soin de votre équipement, plus il durera longtemps, bien sûr. J’y accorde beaucoup d’importance.’</p>
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<h3>GTP: ‘Pour quels services les clients peuvent-ils s’adresser à vous?’</h3>
<p>Jeroen: ‘Pour prendre soin des arbres, la gestion du paysage, l’entretien des routes forestières, l’entretien et l’éclaircissage des forêts. Avec l’achat de la nouvelle machine, la Pfanzelt Moritz 75, de nouvelles opportunités sont ajoutées et nous pouvons offrir d’autres services tels que l’éclaircissage des forêts avec un compactage limité du sol, même sur les remblais en pente et les travaux de fraisage. Nous pouvons fraiser des souches, couper du bois, débarder des arbres et broyer du bois jusqu’à 25 cm sans effort. Cette machine limite la pression au sol (moins que le poids d’une personne adulte), a de faibles émissions de CO2 et un moteur très économique. Nous ne faisons pas tout, mais nous arrivons cependant assez loin.’</p>
<h3>GTP: ‘Comptez-vous grandir?’</h3>
<p>Jeroen: ‘Un peu est encore autorisé, mais pas nécessairement. J’ai vraiment une équipe très soudée où tout peut être dit. Tout le monde continue à bien travailler, les travaux se déroulent bien. Je ne peux vraiment pas me plaindre. Si les travaux que nous réalisons actuellement pour le gouvernement continuent de bien se dérouler, nous devrons nous adapter et penser à l’expansion.’</p>
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<p>Si vous n’êtes pas ouvert à de nouvelles expériences ou à une vision différente, vous perdez beaucoup.’</p>
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<h3>GTP: ‘Y a-t-il encore certains investissements prévus?’</h3>
<p>Jeroen: ‘Si je pouvais acheter un accessoire supplémentaire pour ma nouvelle machine ‘Pfanzelt Moritz 75’, ce serait génial. Les possibilités seraient alors presque illimitées. Par ailleurs, il ne faut oublier de continuer à renouveler la flotte actuelle si nécessaire.’</p>
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<h3>GTP: ‘Comment voyez-vous l’avenir en ce qui concerne les machines?’</h3>
<p>Jeroen: ‘Pour le moment, j’hésite. J’ai un collègue néerlandais qui est très passionné par l’innovation et je le suis de près en ce qui concerne ses expériences avec les machines électriques. Il a récemment décidé de convertir la plupart de ses machines en machines électriques. Mais pour moi personnellement, le prix est désastreux. Si nous obtenions des subventions ou quelque chose du genre, nous pourrions y penser. Tout investissement doit également rester financièrement responsable.’</p>
<h3>GTP: ‘Voyez-vous des évolutions dans le secteur?’</h3>
<p>Jeroen: ‘Je pense que les acteurs plus grands et plus stables seront en mesure d’attirer plus de travail à l’avenir. La polyvalence et la coopération avec les bons entrepreneurs assurent une stabilité et une plus grande autonomie pour les clients. Il devient plus important de promouvoir constamment votre entreprise auprès du monde extérieur. Bien sûr, être présent sur les médias sociaux de toutes sortes fait aussi beaucoup. Nous essayons de répondre à cela de plus en plus.’</p>
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<p>Het bericht <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/en-travaillant-ensemble-nous-pouvons-deplacer-des-montagnes/">En travaillant ensemble, nous pouvons déplacer des montagnes</a> verscheen eerst op <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/home-fr">GreenTechPower</a>.</p>
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		<title>‘Les arbres ne se rencontrent pas, les gens oui’&#8230; sauf chez Spectrum Boombeheer</title>
		<link>https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/les-arbres-ne-se-rencontrent-pas-les-gens-oui-sauf-chez-spectrum-boombeheer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Apr 2023 06:27:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Forestier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Spectrum Boombeheer à Gentbrugge propose toute une gamme de travaux d’entretien des arbres et est également connu pour ses conseils sur les arbres. L’objectif &#8211; ou disons la mission de l’entreprise &#8211; est de préserver autant d’arbres que possible. Dans certaines situations, des projets sont lancés pour déplacer des arbres. Dans ce cas, les arbres [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 22">
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<p>Spectrum Boombeheer à Gentbrugge propose toute une gamme de travaux d’entretien des arbres et est également connu pour ses conseils sur les arbres. L’objectif &#8211; ou disons la mission de l’entreprise &#8211; est de préserver autant d’arbres que possible. Dans certaines situations, des projets sont lancés pour déplacer des arbres. Dans ce cas, les arbres se rencontrent. Nous avions rendez-vous avec le manager Kjel Dupon dans son nouveau bureau à la périphérie de Gentbrugge.</p>
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<div class="column">
<h3>Greentechpower: ‘Comment avez-vous commencé?’</h3>
<p>Kjel Dupon: ‘J’ai obtenu mon diplôme en art à l’âge de 23 ans; quelque chose de très différent de ce que je fais tous les jours maintenant. Peu de temps après avoir obtenu mon diplôme, je ne savais pas ce que je voulais faire de mon diplôme. Ma femme et moi sommes partis en bateau vers la Nouvelle- Zélande en 2013. Au total, nous avons été sur la route pendant deux ans. Au cours d’un de nos voyages, nous avons eu une conversation avec quelqu’un qui grimpait tous les jours dans les arbres. A l’époque, je faisais moi-même de la spéléologie et de l’escalade et j’étais attiré par le fait de faire un métier de mon hobby. J’ai joint le geste à la parole peu de temps après cette conversation et j’ai travaillé pendant trois mois dans une entreprise d’accrobranche. A l’époque, c’était encore un pur plaisir pour moi. Notre voyage s’est terminé en novembre et je savais qu’une formation commencerait en décembre pour l’arboriculture en Belgique. Je me suis immédiatement inscrit pour cela. Lorsque nous sommes rentrés en Belgique en décembre, j’ai immédiatement commencé à me former et à offrir mes services en tant qu’arboriculteur. Quelque part, ils voulaient employer un arboriculteur. En attendant mon métier secondaire, je suis allé travailler dans une usine textile parce que bien sûr j’avais aussi besoin d’argent. Le week-end, je faisais les nuits pour pouvoir me concentrer sur ma formation pendant la semaine et chercher du travail pour l’entretien des arbres. En attendant, tout allait bien pour moi en tant qu’indépendant complémentaire: j’ai acheté ma première camionnette et le matériel nécessaire. Je lisais des livres à volonté, j’avais des professeurs inspirants, je visitais tous les parcs possibles, etc. J’ai fait beaucoup d’auto-apprentissage et j’étais extrêmement motivé.’</p>
<p>‘J’ai ensuite reçu un appel téléphonique de Krinkels avec une offre d’emploi pour donner des conseils sur les arbres et je l’ai accepté à deux mains. Mon travail consistait en de nombreux contrôles de sécurité des arbres, des examens mécaniques tels que des tests de traction et plus tard aussi la gestion du site où j’ai appris à gérer les temps de travail et à utiliser efficacement les ressources et les matériaux. Vers 2017, j’ai remarqué que travailler chez Krinkels ne correspondait plus à ce que je voulais faire à l’avenir. Je n’ai pas beaucoup grimpé aux arbres alors c’était vraiment ce que je voulais. Ensuite, je suis devenu indépendant à titre principal. En 2019, Lander m’a rejoint et avant d’obtenir son diplôme, il y avait un contrat permanent prêt et il l’a accepté à deux mains. Jusqu’en 2020, j’ai donné des conseils environ une journée par semaine et j’ai grimpé aux arbres pendant les quatre autres jours. J’ai beaucoup travaillé avec des sous-traitants et des collègues très expérimentés. J’ai beaucoup appris d’eux et j’apprends encore beaucoup et j’en suis très reconnaissant. Aujourd’hui, l’accent pour moi est mis sur le conseil et le fait de tout faire tourner.’</p>
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<div class="column">
<h3>GTP: ‘Lander a suivi une formation destinée aux arboriculteurs?’</h3>
<p>Kjel: ‘Lander et Natan ont tous deux étudié la gestion verte et, avec le recul, c’est un profil approprié pour travailler pour nous. Natan est arboriculteur professionnel depuis 8 ans et a rejoint Spectrum il y a quelques mois. En attendant, il aide à la planification et fait également de l’escalade. En tant qu’équipe, nous cherchons maintenant à répartir toutes les tâches uniformément et à laisser chacun travailler avec son talent autant que possible. C’est bien que tout le monde puisse être utilisé pour des objectifs différents et surtout qu’ils le fassent avec grand plaisir.’</p>
<h3>GTP : ‘Suivez-vous vous-même des formations?’</h3>
<p>Kjel: ‘Tout le monde a suivi ou suit encore une formation ETW avec nous. Pour moi, c’est vraiment une exigence de pouvoir présenter le certificat ou le passer dans l’année. Cela indique que vous connaissez la façon de travailler ainsi que les règles de sécurité lorsque vous grimpez avec votre équipe.’</p>
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<p><strong>La formation ETW</strong></p>
<p>Kjel: ‘Lorsque j’ai suivi le programme, l’offre était principalement une formation du soir de deux ans, mais aujourd’hui, vous pouvez également suivre la formation ETW en temps-plein en 1 an. Si un collègue de Spectrum souhaite se spécialiser dans certains aspects de l’entretien des arbres, je l’encouragerai également. C’est une valeur ajoutée pour une entreprise d’avoir une telle personne dans votre équipe. Vous apprendrez divers sujets au cours de vos études, mais il est important de continuer à vous spécialiser et à vous former.’</p>
<p><strong>Des certificats spécifiques</strong></p>
<p>Kjel: ‘Vous pouvez obtenir des certificats spécifiques dans différents domaines, et l’entretien des arbres n’est pas différent. Au cours des 10 à 20 dernières années, par exemple, l’intérêt pour les arbres anciens a augmenté de façon remarquable. Ces arbres plus âgés ont leur propre écosystème et cela nécessite également une certaine connaissance pour les gérer. Il existe un certificat européen VETcert pour cela, tant au niveau exécutif qu’au niveau consultatif. Je l’ai et Natan tentera également sa chance dès qu’un autre examen sera organisé. Un avantage de ces certificats est qu’ils ne sont valables que pour un certain nombre d’années. Vous devrez recycler vos connaissances pour les conserver. Ce que je vois personnellement comme un plus. Notre secteur ne reste pas immobile et nous restons ainsi informés au mieux.’</p>
<p><strong>Travailler de manière créative</strong></p>
<p>Kjel: ‘Pendant la formation, on vous enseignera une certaine façon de travailler ou de penser. En tant qu’arboriculteur, vous devez être créatif et oser sortir des sentiers battus. Nous avons parcouru un long chemin en termes de connaissances sur l’entretien des arbres. Il y a beaucoup de choses disponibles aujourd’hui, mais nous pouvons encore faire des pas de géant pour faire encore mieux à l’avenir. Dans les pays voisins, ils ont souvent des idées différentes et parfois des techniques intéressantes viennent de ce côté que nous pouvons également nous appliquer.’</p>
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<h3>GTP : ‘N’est-il pas difficile d’intéresser vos clients à cette approche?’</h3>
<p>Kjel: ‘Non, certainement pas quand on compare cela avec il y a dix ans. Parfois, je me demande si c’est dû à notre force de persuasion ou à un changement de mentalité. Habituellement, nous arrivons à convaincre les clients de notre vision. Parfois, nous ne pouvons pas aider un client parce que sa question n’est pas conforme à notre vision. Ensuite, vous devez être capable de dire honnêtement ce que vous représentez en tant qu’entreprise. C’est vraiment très exceptionnel d’abattre des arbres sains.’</p>
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<div class="column">
<h3>GTP : ‘Comment répartissez-vous le travail?’</h3>
<p>Kjel: ‘J’estime que je fais environ 30 % de conseils et 70 % d’élagage. Le conseil est généralement fait par moi. Pour les travaux d’élagage et d’escalade, il y a toujours deux ou trois personnes sur le chantier. Nous avons une équipe permanente composée de nos propres ouvriers et d’indépendants de confiance. Natan fait la planification et travaille aussi deux à trois jours par semaine sur chantier. Lors de la planification, il examine quelle équipe convient le mieux à un travail particulier. Nous essayons également de concentrer chacun sur sa spécialisation et de prendre en compte ce qu’il aime faire.’</p>
<p><strong>Une coopération avec le secteur de la construction</strong></p>
<p>Kjel: ‘Il y a quelque temps, l’entreprise de construction ABS nous a demandé de les aider à développer un concept de maison-témoin. Nous avons ensuite élaboré un plan d’évaluation des arbres qui donne un aperçu visuel des arbres qui ont de la valeur pour un architecte. J’avais indiqué deux Acacias monumentaux (Robinia) qui avaient une circonférence de 2 à 3 mètres et qui avaient certainement besoin d’être préservés. L’architecte et le client voulaient tous deux que ces arbres soient enlevés. Ils arrivaient à un mètre du bâtiment, donc les problèmes de stabilité étaient réels. De plus, ils se tenaient juste devant une grande zone vitrée, et ils perturbaient la vue. Nous avons fait beaucoup d’efforts pour préserver ces arbres. ‘Nous pouvons toujours les couper plus tard’, était mon argument. Nous avons ensuite conçu un concept de fondation alternatif pour éviter les dommages aux racines. Le résultat est que le bâtiment est un demi-mètre plus haut que le niveau du sol. Sur le plan architectural, cela offre une grande valeur ajoutée. Par la suite, tout le monde a été incroyablement satisfait de la préservation des arbres et ils sont visibles sur toute la publicité autour de cette maison.’</p>
<p>Superviser les arbres dans le processus de conception, les protéger pendant la construction, le suivi et l’entretien des arbres grâce à un élagage triennal est la spécialité de Spectrum Boombeheer. Ils se distinguent en offrant le package complet de la taille aux conseils spécialisés.</p>
<p><strong>Les arbres et les chantiers</strong></p>
<p>Kjel: ‘De plus en plus d’arboriculteurs sont impliqués sur les chantiers où se trouvent les arbres. Nous avons un chantier de construction à côté de notre bureau ici où un conseiller en prévention vient toutes les deux semaines pour voir, mais personne ne fait le suivi des arbres. Mais la ville veut que les arbres restent ici. Nous voyons ici que beaucoup de terre a déjà été soulevée sur les racines, ce qui détériorera sérieusement leur santé. Gand, Bruges et Anvers surveillent de plus en plus la protection des arbres existants. Les arbres fournissent beaucoup de refroidissement dans la ville pendant les étés chauds. Dans le contexte du changement climatique, les administrations publiques prennent conscience de l’importance des arbres existants. Ce serait une solution s’il était obligatoire de travailler avec un spécialiste des arbres sur un chantier, tout comme un rapport PEB est obligatoire.’</p>
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<p><strong>Les arbres ne sont pas toujours au bon endroit</strong><br />
Au Dok Noord à Gand, un nouveau projet allait être réalisé dans lequel les arbres existants devaient être préservés. Souvent, beaucoup de résultats peuvent être obtenus avec des solutions techniques, mais ce n’était pas une option ici puisque les arbres étaient au milieu du projet de construction. On a ensuite demandé à Spectrum Boombeheer s’il était possible de déplacer les deux platanes.</p>
<p>Kjel et son équipe ont commencé une enquête au début de l’année dernière dans laquelle ils ont identifié diverses difficultés. Il s’agit notamment des structures souterraines en béton, des anciennes voies ferrées, des lignes de services publics, etc. Ce n’est pas inhabituel car les arbres sont situés dans une ancienne zone industrielle. Après recherche, il a été conclu que la transplantation était possible, mais que ce serait un défi très délicat. Vers mars, la première étape a été franchie: rendre les mottes aussi compactes que possible pour la transplantation. Pendant l’été, les arbres ont été étroitement surveillés et ont reçu suffisamment d’eau. En décembre, ils ont été emmenés à leur nouvel endroit.</p>
<p>Tous les arbres ne sont pas transplantables. Kjel: ‘Si nous recevons cinq demandes, il n’y a souvent qu’une des demandes où nous pouvons déplacer efficacement l’arbre. C’est un processus très délicat. Vous voyez souvent qu’ils travaillent avec une sorte de grande pelle qui transplante des arbres trop grands avec une motte de racines trop petite. Nous n’y participons pas. Nous faisons du travail sur mesure et fabriquons des mottes transplantées suffisamment grandes pour qu’il y ait de fortes chances de succès.’</p>
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<div class="column">
<h3>GTP : ‘Y a-t-il plus de demande pour la transplantation d’arbres?’</h3>
<p>Kjel: ‘Mon réseau comprend beaucoup d’architectes et d’architectes paysagistes. Je reçois de plus en plus de questions de leur part. S’ils constatent que cela fonctionne, ils nous recontacteront également plus rapidement.’</p>
<h3>GTP : ‘Avec quelles machines travaillez-vous principalement?’</h3>
<p>Kjel: ‘Avec le matériel que vous avez besoin pour faire votre travail correctement: du matériel d’escalade, une tronçonneuse, un broyeur,&#8230; S’il y a de nouvelles techniques ou choses sur batteries qui sont utiles pour certains chantiers, nous allons certainement les examiner. Nous avons un broyeur automoteur Bugnot pour des branches jusqu’à 12cm de diamètre. Pour les grands chantiers, nous avons maintenant acheté un Schliesing qui peut broyer des branches jusqu’à 30 cm. Cela permet aussi de trouver d’autres chantiers. Nous avons également consacré beaucoup de temps, d’énergie et de recherche à notre propre aérateur. Nous pouvons stocker tous nos matériaux dans un entrepôt que nous louons dans une petite zone pour les PME.’</p>
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<p><strong>L’aérateur pour les arbres</strong></p>
<p>L’aération pour les arbres est une technique qui a été de plus en plus utilisée ces dernières années dans le secteur vert pour s’attaquer aux sols compactés. Il reste important de toujours trouver d’abord la cause exacte d’un arbre qui dépérit. Aérer n’est pas toujours la bonne solution.</p>
<p>Kjel: ‘Nous avions l’habitude de travailler avec une tarière et d’ajouter un mélange de lave, de compost et d’engrais afin que plus d’air puisse pénétrer dans le sol, mais en conséquence, nous avions toujours un sol compacté avec quelques trous aérés entre les deux. Nous sommes ensuite allés voir ce qui était présent sur le marché puis avons acheté une machine qui nous semblait la plus adaptée. Tant que nous travaillions sur des sols sableux, l’appareil fonctionnait bien. Cependant, sur des terrains lourds, nous avons vu que notre machine posait problème. Nous avons démonté toute la machine et l’avons examinée. Nous avons une entreprise au coin de la rue qui se spécialise dans les compresseurs et ils nous ont vraiment très bien aidés. Bien qu’à un moment donné, ils avaient l’air un peu inquiets quand ils ont vu notre projet. Nous avons adapté beaucoup de pièces et ajouté des raccords. Aujourd’hui, nous avons une machine qui fonctionne de manière ergonomique sur tout type de sol. Dans le commerce aujourd’hui, vous ne pouvez pas trouver un appareil qui convient à tous les sols.’</p>
<p>‘Par exemple, nous injectons des briquettes de lave qui frottent dans la machine, ce qui signifie que certaines pièces doivent être remplacées régulièrement. Nous travaillons avec une entreprise qui fabrique des pièces sur mesure afin que nous ayons chaque pièce de la machine en stock. Quelqu’un de l’équipe connaît la machine sur le bout des doigts et sait également comment remplacer les pièces. Nous travaillons avec notre propre machine depuis environ deux ans maintenant et la demande continue d’augmenter. Nous sommes fiers d’avoir notre propre créativité. C’était un processus vraiment excitant d’adapter entièrement la machine à nos besoins.</p>
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<h3>GTP : ‘Que pensez-vous des machines sur batterie?’</h3>
<p>Kjel: ‘Nous avons trois tronçonneuses électriques. Elles sont confortables pour l’escalade et nécessitent peu d’effort pour les démarrer. C’est aussi beaucoup plus facile pour la communication. Mais pour certains travaux d’élagage ou dans les plus grands arbres, un moteur à essence avec plus de puissance est toujours nécessaire. Les tronçonneuses électriques deviennent de plus en plus puissantes, mais elles ne peuvent actuellement pas faire ce qu’une tronçonneuse à moteur thermique peut faire. Tant que ce n’est pas le cas, nous attendrons encore un peu pour investir dans ce type de matériel.’</p>
<h3>GTP : ‘Comment envisagez-vous l’avenir?’</h3>
<p>Kjel: ‘Je remarque que notre société valorise davantage les arbres et en particulier la jeune génération. Vous avez l’impression que la politique saute sur le bateau et parle d’arbres. Aujourd’hui, les gens réalisent vraiment la valeur ajoutée des arbres. C’est une évolution pleine d’espoir.’</p>
<p>‘Cependant, la crise financière ne facilite pas les choses sur le plan budgétaire. J’espère qu’il continuera d’y avoir suffisamment de budgets pour les arbres et qu’ils seront bien dépensés. Nous espérons que les gens feront les bons choix. C’est notre travail en tant qu’arboriculteurs de communiquer les valeurs des arbres à la société. Je pense que l’intérêt pour la formation ETW augmentera encore. Si vous avez des doutes, il est absolument recommandé de pouvoir exercer pleinement votre profession d’arboriculteur. L’entretien des arbres est un métier passionnant et varié.’ §</p>
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<p>Het bericht <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/les-arbres-ne-se-rencontrent-pas-les-gens-oui-sauf-chez-spectrum-boombeheer/">‘Les arbres ne se rencontrent pas, les gens oui’&#8230; sauf chez Spectrum Boombeheer</a> verscheen eerst op <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/home-fr">GreenTechPower</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Jean Stassart mise sur l’entreprise forestière en plus de son activité agricole</title>
		<link>https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/jean-stassart-mise-sur-lentreprise-forestiere-en-plus-de-son-activite-agricole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Mar 2023 06:57:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Forestier]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.greentechpower.eu/?post_type=artikel&#038;p=4256</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’entreprise agricole de Jean Stassart est loin d’être une inconnue dans la région d’Ouffet, en province de Liège. Depuis son plus jeune âge, Jean est également passionné par le secteur forestier. De fil en aiguille, il a finalement décidé d’investir dans du matériel spécifique afin de mener à bien une activité d’abattage et de débardage [&#8230;]</p>
<p>Het bericht <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/jean-stassart-mise-sur-lentreprise-forestiere-en-plus-de-son-activite-agricole/">Jean Stassart mise sur l’entreprise forestière en plus de son activité agricole</a> verscheen eerst op <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/home-fr">GreenTechPower</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 42">
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<p>L’entreprise agricole de Jean Stassart est loin d’être une inconnue dans la région d’Ouffet, en province de Liège. Depuis son plus jeune âge, Jean est également passionné par le secteur forestier. De fil en aiguille, il a finalement décidé d’investir dans du matériel spécifique afin de mener à bien une activité d’abattage et de débardage pour le compte de clients forestiers. Cette activité est complétée par l’achat de lots de bois sur pied qui sont ensuite destinés à l’industrie transformatrice. Nous sommes partis à sa rencontre par une froide et pluvieuse après-midi du mois de janvier.</p>
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<p>Jean Stassart est né et a grandi sur l’exploitation agricole de ses parents à Ouffet. Comme ses parents n’avaient pas de bêtes, la période hivernale était consacrée à l’abattage de bois pour le chauffage. Jean poursuit : ‘Cette activité liée au bois m’a toujours fort intéressé. Après mes études, je tenais absolument à rester actif dans le secteur, et j’ai donc commencé par acheter un tracteur et une benne TP. Comme la période hivernale était plus calme, je travaillais dans les bois comme scieur et je récupérais du bois pour le façonner et le livrer. Par la suite, ma petite entreprise agricole a vite pris de l’ampleur. Cette entreprise compte aujourd’hui par exemple 4 moissonneuses, 2 ensileuses&#8230; nous réalisons en fait tous les travaux agricoles, mis à part l’arrachage de betteraves. La partie agricole est complétée par des travaux de terrassement et de déneigement.’</p>
<h3>Une diversification dans le forestier</h3>
<p>Comme Jean restait intéressé par le forestier, il décide d’acheter une ébrancheuse d’occasion afin de combler les temps morts dans l’agricole&#8230; et de s’adonner par la même occasion à sa passion. Il poursuit : ‘Cela m’a permis de faire mes premières armes dans le secteur. L’an dernier, nous avons ensuite eu l’opportunité d’acheter un bâtiment à Vaux-Chavanne, à une trentaine de kilomètres d’Ouffet, ce qui m’a permis de véritablement développer cette activité forestière. Il faut savoir que la demande en bois est pour le moment très importante, notamment pour la fabrication de pellets, et que de nombreux lots sont par ailleurs scolytés, et doivent donc être abattus assez rapidement. Ces deux données m’ont permis de développer très vite cette seconde activité pour mon entreprise. Entretemps, toute l’activité forestière est regroupée sous l’appellation Vauxchabois. Nous sommes actifs dans les provinces de Luxembourg, Liège et Namur.’</p>
<h3>Saisir les opportunités</h3>
<p>Outre le travail d’entreprise pour des propriétaires ou gestionnaires, Jean a décidé d’acheter lui-même des bois sur pied pendant la période de vente, avant d’abattre et de débarder ce bois pour le vendre enfin à des scieries et transformateurs. Il poursuit : ‘Cela me permet de mieux gérer l’activité et de sécuriser les investissements, car de ce fait j’ai du boulot tout au long de l’année. Je travaille environ à 50% dans la prestation pour des scieries, des gestionnaires et autres et à 50% dans la valorisation des lots que j’ai achetés. En forêt, il est quasiment possible de travailler tout le temps, on est beaucoup moins dépendant des conditions climatiques que dans l’agricole. Cela permet par ailleurs d’engager plus facilement du personnel dédié, puisque ces ouvriers ont du boulot toute l’année. Grâce à cette approche, j’ai pu engager 3 personnes à temps-plein au cours des douze derniers mois.’</p>
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<p>‘Dans le secteur forestier, le relationnel est très important. Grâce aux nombreux contacts avec l’entreprise agricole, nous trouvons plus facilement des solutions pour stocker temporairement les grumes en bordure de route avant qu’elles ne soient chargées pour la transformation. Comme j’ai le contact facile avec les gens, je me suis aussi intéressé de plus près à la valorisation. Nous avons ainsi conclu un contrat avec Erda, une entreprise qui produit des pellets à Bertrix, afin de les approvisionner avec une quantité fixe de bois chaque mois. Pour nous, l’avantage réside dans le fait que nous pouvons mieux gérer notre planning, et que le prix est garanti, à condition de fournir les quantités prévues dans le contrat. De ce fait, je suis régulièrement présent lors des ventes publiques de bois afin de trouver les quantités nécessaires. J’aime beaucoup cet aspect relationnel de notre métier.’</p>
<h3>Du matériel John Deere</h3>
<p>Tout le matériel forestier de Jean Stassart est de marque John Deere. ‘Pour mon activité agricole, je fais déjà confiance à la marque depuis de nombreuses années pour els tracteurs, et il était donc logique de suivre dans le forestier. Comme nous habitons près du garage Mioli, c’est également une facilité en ce qui concerne les pièces, et je dois dire que je suis très satisfait de la qualité de leur service. Jusqu’à l’an dernier, je disposais uniquement d’une ébrancheuse JD 770. J’ai ensuite eu l’occasion de racheter un porteur JD 810E d’occasion, et nous avons directement eu beaucoup de travail avec cette machine. Nous débardons par exemple beaucoup de feuillus pour le groupement de gestion Cofac et cette machine polyvalente est à l’aise sur presque tous les chantiers. Ces deux machines ont été dernièrement rejointes par une ébrancheuse JD 1070 à 6 roues, qui est principalement utilisée pour les mises à blanc, de même que par un second porteur JD 810. La ‘petite’ ébrancheuse 770 à 4 roues est particulièrement polyvalente et sert tant pour les éclaircies que pour la mise à blanc. C’est une machine que les propriétaires apprécient, car, outre sa polyvalence, elle est également plus légère et cela permet de réduire considérablement le tassement du sol. Il faut savoir qu’en règle générale, on réalise 3 ou 4 éclaircies avant de procéder à une mise à blanc. La grande 1070 à 6 roues est plus puissante et sert uniquement pour les mises à blanc. Pour 2023, j’ai acheté une nouvelle ébrancheuse JD 1070 qui viendra remplacer la 1070 existante, de même qu’un porteur JD 1010, qui viendra remplacer le 810 le plus ancien. Le modèle 1010 me permettra de profiter d’une plus grande polyvalence.’</p>
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<h3>Du personnel de qualité</h3>
<p>Si Jean Stassart a su se diversifier dans le forestier, c’est aussi parce qu’il dispose d’une très bonne équipe en ce qui concerne l’entreprise agricole. ‘Mes ouvriers sont vraiment motivés et gèrent les choses comme s’ils travaillaient pour eux-mêmes. Cela m’a permis de libérer davantage de temps pour développer l’activité forestière. Sans eux, je n’aurais jamais su commencer dans le secteur. D’autre part, mon frère Guillaume s’occupe de la comptabilité et de la gestion du planning de l’activité agricole, ce qui me soulage aussi grandement. Par ailleurs, j’ai toujours été assez fonceur. Lorsque je vois des opportunités, je n’hésite en général pas très longtemps. A terme, mon rêve serait de pouvoir développer Vauxchabois comme j’ai développé l’entreprise agricole à l’époque.’§</p>
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<p>Het bericht <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/jean-stassart-mise-sur-lentreprise-forestiere-en-plus-de-son-activite-agricole/">Jean Stassart mise sur l’entreprise forestière en plus de son activité agricole</a> verscheen eerst op <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/home-fr">GreenTechPower</a>.</p>
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		<title>A Gesves, Mathieu Verlaine propose une gamme de services permettant de valoriser au mieux les bois locaux</title>
		<link>https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/a-gesves-mathieu-verlaine-propose-une-gamme-de-services-permettant-de-valoriser-au-mieux-les-bois-locaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2022 07:26:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Forestier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après ses études de sylviculture, le parcours de Mathieu Verlaine s’affine et se mûri au gré de ses années d’expérience. Il commence à travailler comme forestier à la Faculté de Gembloux mais décide après quelque temps de se mettre à son compte pour travailler comme exploitant forestier, ensuite botteur, puis élagueur spécialisé dans le démontage [&#8230;]</p>
<p>Het bericht <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/a-gesves-mathieu-verlaine-propose-une-gamme-de-services-permettant-de-valoriser-au-mieux-les-bois-locaux/">A Gesves, Mathieu Verlaine propose une gamme de services permettant de valoriser au mieux les bois locaux</a> verscheen eerst op <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/home-fr">GreenTechPower</a>.</p>
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<p>Après ses études de sylviculture, le parcours de Mathieu Verlaine s’affine et se mûri au gré de ses années d’expérience. Il commence à travailler comme forestier à la Faculté de Gembloux mais décide après quelque temps de se mettre à son compte pour travailler comme exploitant forestier, ensuite botteur, puis élagueur spécialisé dans le démontage des gros arbres, se rajoute le métier de scieur et de constructeur de maisons fustes en bois brut ajusté. La ligne de conduite de Mathieu est claire: revenir en quelque sorte aux sources, avec éthique, et valoriser au mieux les bois produits localement dans nos forêts. Nous sommes partis à sa rencontre par une matinée ensoleillée.</p>
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<p>Mathieu Verlaine se lance comme exploitant forestier en 2002. Mais son envie de pousser les limites du savoir-faire et d’aller là où les autres ne vont pas, mène son activité d’indépendant à se spécialiser tout d’abord dans le bottage en forêt des gros bois de valeur (couper les têtes des arbres avant l’abattage pour préserver la grume intacte) et ensuite dans l’élagage en 2005. Il poursuit: ‘comme j’ai toujours été un passionné d’alpinisme et d’escalade, j’ai directement voulu aller un peu plus loin dans la technique, et en me spécialisant donc dans l’abattage des gros arbres dangereux pour le compte de particuliers, d’administrations publiques, d’entrepreneurs de jardin ou encore pour d’autres entreprises d’élagage. Dès le début de ma carrière, j’ai voulu garder un sens à ce que je faisais. L’élagage en faisait bien entendu partie et pendant une quinzaine d’années, j’ai été un des entrepreneurs les plus techniques dans ce domaine en Belgique. Petit à petit j’ai ensuite réfléchi à des débouchés de valorisation du bois qui était coupé au cours de cette activité professionnelle. C’est ainsi qu’après m’être longuement renseigné et intéressé à différentes possibilités, j’ai décidé d’acheter une petite scierie mobile Serra Montana MD90.’</p>
<h3>La scierie mobile</h3>
<p>Après avoir travaillé avec ce premier modèle de scierie mobile, Mathieu Verlaine décide ensuite d’investir dans un modèle de grosse capacité en 2017. Il poursuit: ‘cette scierie mobile de marque Wimmer permet de scier des grumes d’une longueur maximale de 14 mètres et d’un diamètre allant jusqu’à 140 centimètres. C’est la seule machine de ce type en. Je me déplace un peu partout en Belgique et dans le Nord de la France, à condition toutefois qu’il y ait au moins 20 mètres cube de bois à valoriser. La scierie mobile est tractée par un Unimog, et grâce à mon groupe électrogène, nous sommes entièrement autonomes. Je facture mes prestations par mètre cube de grumes sciées, car je trouve que c’est la solution la plus avantageuse pour le client et donc la plus honnête. Sur le chantier, je me concentre sur le rendement et le bon fonctionnement de la scierie. La main d’œuvre nécessaire sur place est donc fournie par le client.’</p>
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<p>La scierie mobile sort principalement en période hivernale, de même qu’à la fin de l’été. ‘En dehors de ces périodes de travail à l’extérieur et du volume minimum requit, les clients peuvent se déplacer chez moi pour faire scier à façon une ou plusieurs grumes qu’ils m’apportent. Ces déplacements chez les clients sont toujours de chouettes moments de partage et se soldent souvent par de belles rencontres. En ce qui concerne les bois valorisés, cela va du petit bois de résineux au gros bois de feuillus. De même, je travaille tant pour des particuliers, fermiers, propriétaires forestiers voulant redynamiser une filière locale pour la valorisation de leurs petits lots, de petits indépendants, comme des ébénistes, charpentiers ou élagueurs que pour des scieries classiques qui se sont spécialisées dans des catégories de bois plus petit que ce que je peux faire. Cette diversité de débouchés rend mon travail encore plus valorisant.’<br />
Pour Mathieu, l’investissement dans cette scierie mobile lui a également permis de donner davantage de sens à son travail. Il poursuit: ‘je suis passionné par la forêt et je trouve dommage que cette dernière est sous- valorisée localement pour un tel potentiel de bois de qualité. Souvent en effet, il n’y a pas de liens entre le gestionnaire forestier, l’exploitant, scieur et le travailleur du bois, et dans ce cadre, il est intéressant de bénéficier d’une vision globale de la filière. Je trouvais par ailleurs également important de revenir à un savoir-faire qui se perd. A l’heure actuelle, de grandes quantités de bois sont exportées, avant de revenir chez nous sous forme de produit fini comme des meubles par exemple. Même en charpente on utilise que du bois du nord importé! Cela a donc beaucoup de sens de proposer un tel service de sciage car nous avons une forêt d’une merveilleuse qualité exportée dans sa quasi-totalité que nous devons nous réapproprier afin de l’utiliser et d’y retrouver le savoir-faire qui va avec. C’est ma façon de voir l’écologie, la gestion durable et la préservation d’une économie locale, artisanale de qualité.</p>
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<p>Afin de pouvoir satisfaire tous mes clients, je me suis équipé d’un tracteur Valtra T175 et d’une grosse remorque forestière avec une grue Epsilon de 10m pour valoriser mes petits lots de gros bois ainsi que de pouvoir ramener sur notre site de sciage jusqu’à 15 à 20 m3 par chargement de troncs que mes clients veulent valoriser et faire sortir de leur bois.</p>
<h3>La construction de maisons en bois brut ajusté<span style="font-size: 16px;"> </span></h3>
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<p>En 2018, et après s’être formé, en plus de ces activités, durant 6 ans dans des entreprises en France, Mathieu Verlaine décide de prendre un nouveau tournant professionnel, en poussant plus loin encore la valorisation du bois local. Il se lance dans les constructions de maisons en bois brut ajusté. Mathieu: ‘ces constructions qu’on appelle des fustes sont réalisées à l’aide de troncs d’arbres (fûts-fuste) brut dont on a enlevé uniquement l’écorce et que l’on ajuste les uns aux autres. Le bois brut, mis en œuvre dans une construction restera arbre plus que matériau. Cela peut sembler simple à première vue, mais cela nécessite cependant un haut niveau de compétences, de même que la maîtrise parfaite d’un ensemble de technique précises et complexes. Petit à petit, l’industrialisation a supprimé le savoir-faire pour en faciliter la mise en œuvre et la réduire à du simple placement d’assemblage de matériaux. Ici, il en est tout autre. Je veux montrer qu’il est possible de faire autrement. Après la construction d’une première maison-témoin en 2018 de 150m2, j’ai ensuite construit une grosse cabane dont la deuxième est en cours de construction et je planche à présent sur le projet d’une maison de 150 mètres carrés. Pour ces constructions, je m’arrête à la charpente ou avec le toit en proposant une toiture de type ‘prairie’. Cette toiture lourde apporte beaucoup de confort et de caractère. La recherche d’harmonie de la construction en troncs d’arbres et de son toit-prairie, qui se fondent dans leur environnement, est pour moi un ensemble qui est inhérent au milieu dans lequel il est issu, un aboutissement de ce que je voulais arriver à faire. La fuste est le point de rencontre entre la force de la nature et l’art de l’homme, elle n’est pas une architecture mais une technique au service de l’architecture ,même contemporaine. Elle peut alors devenir un art.</p>
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<p>Les fustes sont des maisons de grande qualité et d’un grand confort, reconnues et recherchées par un public exigeant, soucieux de vivre de façon saine. Ces maisons stockent en quantité impressionnante le carbone que les arbres ont capté pendant, selon leur âge, 80 années de leur vie.</p>
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<p>Les troncs d’arbres constituent le fond de nos paysages, le rondin brut est certainement un matériau qui, par sa texture, ses nuances naturelles, ses irrégularités même, peut engager un “dialogue” plus harmonieux avec par exemple la pierre.</p>
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<p>Mais si, en termes d’urbanisme, ces constructions ne peuvent, et cela va de soi, être installées n’importe où, c’est une solution innovante en Région Wallonne qui allie, esthétique, simplicité, écologie et qui permet un certain « retour aux sources » tout en garantissant confort, chaleur et une certaine modernité.</p>
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<p>Pour les arbres que j’utilise, je vais les rechercher dans nos forêts. Je recours essentiellement à de gros mélèzes. Je les exploite moi-même à une période bien déterminée, on les écorce en équipe avant de les faire sécher quelque temps et de les travailler ensuite pour y monter tour après tour les murs selon les plans des futures maisons que l’architecte me demande. Je construis les maisons ou les cabanes entièrement sur mon chantier aidé de mes deux grues à tour, avant de les redémonter pour les transporter vers leur emplacement définitif chez le client.</p>
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<h3>Les choses doivent avoir du sens</h3>
<p>A l’heure actuelle, Mathieu consacre la moitié de son temps au sciage, tandis que les activités d’élagage et de construction représentent chacune 25% de sontemps. ‘A l’avenir, je veux développer davantage l’activité de construction, d’une part parce que la demande est fortement présente, mais également parce que cela me permet de donner le plus de sens à ce que je fais. C’est en quelque sorte l’aboutissement de mon cheminement professionnel. Comme je travaille seul, il n’est pas toujours évident de tout mener à bien, et je dois donc refuser de nombreuses demandes. L’idéal serait de trouver quelqu’un de motivé et qui dispose d’un certain nombre de connaissances afin de me seconder et de réduire les délais d’attente, qui sont parfois fort longs. Jusqu’à présent, je n’ai cependant pas encore trouvé cette perle rare. Je dis toujours qu’il faut un peu de folie pour faire bouger les lignes, mais cette folie est rassurante à partir du moment où elle a un sens. De même, et en tant qu’indépendant, mon but est de pouvoir vivre correctement de mon boulot. Je ne cherche pas à engranger un maximum de bénéfices, je cherche à faire, de mon point de vue, du beau et du bon tout en soulageant mon travail par de l’équipement adapté qu’il faut juste payer chaque mois.</p>
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<p>C’est un drame pour les générations futures que cette forêt et ses beaux arbres de qualité partent à l’étranger. Mon but est de démontrer, ou en tout cas de remontrer, qu’avec du bon bois et de belles forêts, on fait, chez nous, de belles choses.</p>
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		<title>Un exploitant forestier avec une passion pour l’agriculture</title>
		<link>https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/un-exploitant-forestier-avec-une-passion-pour-lagriculture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Helena]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Sep 2022 07:23:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Forestier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gunter Royen de Borgloon s’est spécialisé dans l’abattage d’arbres difficiles et dangereux. Gunter est la 3e génération de cette entreprise familiale qui est un point de contact pour les châteaux et les parcs les plus environnants loin de la région en termes de travaux d’arbres. Les connaissances techniques et la discrétion sont les moteurs du [&#8230;]</p>
<p>Het bericht <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/un-exploitant-forestier-avec-une-passion-pour-lagriculture/">Un exploitant forestier avec une passion pour l’agriculture</a> verscheen eerst op <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/home-fr">GreenTechPower</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 2">
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<p>Gunter Royen de Borgloon s’est spécialisé dans l’abattage d’arbres difficiles et dangereux. Gunter est la 3e génération de cette entreprise familiale qui est un point de contact pour les châteaux et les parcs les plus environnants loin de la région en termes de travaux d’arbres. Les connaissances techniques et la discrétion sont les moteurs du succès de l’entreprise.</p>
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<h3>GreenTechPower: ‘Avez-vous une formation en horticulture?’</h3>
<p>Gunter Royen: ‘J’ai d’abord étudié la bio-ingénierie, puis A1 à l’école d’horticulture voisine ou mieux connue sous le nom de PIBO. Je n’ai pas fini mon A1. J’ai su très tôt que je voulais travailler dans la forêt, alors obtenir ce morceau de papier n’était pas une valeur ajoutée pour mon avenir.’</p>
<h3>GTP: ‘Comment avez-vous débuté vos activités?’</h3>
<p>Gunter: ‘Mon grand-père a lentement commencé dans les années 50 et 60. Tout pouvait encore être fait avec la hache car peu de choses étaient faites avec la tronçonneuse à cette époque. A cette époque, seulement deux à trois arbres par jour étaient abattus. Un peu plus tard, les premières tronçonneuses ont commencé à émerger ici. J’ai moi-même encore un des premiers exemplaires et il fallait le tenir avec deux hommes. Nous avons pu travailler avec trois générations pendant près de deux ans. Mais peu de temps après, mon grand-père a contracté une leucémie et est décédé. Mon père et moi avons ensuite tout continué à deux. Il y a environ 16 ans, mon père a eu un accident de travail dans les bois. Un arbre mort est tombé droit sur lui. Ce fut un accident tragique; quand c’est arrivé, je n’étais qu’à quelques mètres de là. Il est ensuite mort dans mes bras. Cette période-là a vraiment été très dure.’</p>
<h3>GTP: ‘Vous avez perdu votre père dans un accident de travail, comment avez-vous géré cela par la suite?’</h3>
<p>Gunter: ‘Il a surtout fallu beaucoup de courage. Les clients pour lesquels nous travaillions à l’époque m’avaient également demandé si je voulaiscontinuer ce travail par moi-même. Quelque chose en moi voulait le finir pour mon père. Mes tâches consistaient principalement à enlever lesbranches et mon père s’occupait du sciage. Je n’avais pas de meilleure école que l’exemple de mon père. Il avait une bonne réputation dans lesecteur.Aprèsavoirterminécetravail,unénormefardeauestégalement tombé de mes épaules. De cette façon, j’ai continué à travailler. C’est un peu comme remonter sur un cheval après être tombé très violemment</p>
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<p>et de manière inattendue. Surmonter votre peur. Bien sûr, cela continue de se répercuter. Il est souvent dans mon esprit et je repense encore beaucoup à sa façon de travailler.’</p>
<h3>GTP: ‘Vous avez alors toujours continué à travailler seul?’</h3>
<p>Gunter: ‘Je me suis senti seul pendant longtemps. J’ai eu du mal à travailler avec quelqu’un d’autre que mon père. Pendant longtemps, je l’ai vu comme une sorte de remplacement pour mon père. Emotionnellement, c’était vraiment difficile. A cette époque, nous avions aussi des fraises que nous cultivions à la ferme; c’était en grande partie entre les mains de travailleurs saisonniers. L’un d’eux m’avait alors posé la question d’aller sur chantier et cela s’est très bien passé. Il a ensuite travaillé pour moi pendant des années jusqu’à son retour en Pologne. Après cela, j’ai toujours continué à travailler dans la forêt avec deux ou trois personnes.’</p>
<h3>GTP: ‘Vous travaillez avec une équipe fixe?’</h3>
<p>Gunter: ‘J’ai un jeune travailleur indépendant qui intervient régulièrement. Il voulait franchir le pas d’être indépendant mais trouvait cela difficile parce qu’il avait peur de ne pas avoir assez de travail. Il se concentre davantage sur les travaux de pavage maintenant. Si je devais l’appeler demain, il prendra le temps de m’aider. J’ai toujours uncollaborateurs permanent et d’autres indépendants dans l’entreprise. Au cours des sept dernières années, l’abattage des arbres lui-même s’est fortement détérioré. Il faut toujours tenir compte des ‘temps propres’ où tout s’arrête autour des réserves naturelles à partir de début avril. L’ANB (Agence pour la Nature &amp; Forêts) ne vous demande pas si vous pouvez survivre pendant ce temps. Vous ne pouvez pas vous attendre à un autre soutien et vous allez simultanément prendre de nouveaux chantiers bien sûr et davantage chez des clients privés. J’avais l’habitude de réaliser mon chiffre d’affaires à 80-90% dans les bois et 10% chez les particuliers. Maintenant, c’est presque l’inverse en mettant l’accent sur la saison hivernale. Grâce à ce changement, il y a beaucoup plus de sécurité et, surtout, un meilleur salaire pour travailler.’</p>
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<h3>GTP: ‘Vous travaillez avec des contrats fixes?’</h3>
<p>Gunter: ‘Non, grâce au travail de génération en génération, nous avons construit une clientèle raisonnable comprenant presque tous les châteaux environnants. Ici, vous n’obtenez pas seulement le meilleur en premier et bien sûr, nous essayons de garder ce nom élevé. Ecouter les sages paroles de mon grand-père ‘Faites votre travail comme si c’était pour vous-même et les clients viendront automatiquement à vous’, nous a souvent réussi. Les clients habituels avec de grands jardins, les administrations publiques et autres entrepreneurs de jardins apprécient également cela. Et puis la publicité positive fait le reste du travail. Depuis quelques années, j’ai repris une entreprise d’un homme plus âgé avec des machines telles que des grues et une remorque surbaissée. Il a fait de l’élagage et de l’abattage pour l’armée et après un test, ils ont été rapidement convaincus de continuer avec moi.’</p>
<h3>GTP: ‘Vous avez réalisé beaucoup de travaux forestiers dans le passé?’</h3>
<p>Gunter: ‘Oui, certes, mais surtout en sous-traitance pour les acheteurs ou les acheteurs de négociants en bois. Vous recevez alors un appel téléphonique vous demandant de scier un lot, généralement du peuplier mais parfois aussi du bois dur. Mais je remarque que cela commence à diminuer fortement. Je remarque qu’une pénurie de bois se développe. Le problème est qu’après avoir coupé les arbres, aucun nouvel arbre n’est planté, mais des arbres et des arbustes indigènes sont plantés. Surtout sur le terrain des autorités publiques et organisations de protection de la nature. Donc, l’abattage d’arbres lui-même est une chose mourante pour moi personnellement. Je remarque que le nombre de vrais abatteurs d’arbres devient très limité à cause de cela. Nombreux sont ceux qui s’y intéressent, mais le travail acharné et en partie le ‘temps propre’ et les règles ne rendent pas notre profession plus attrayante.’</p>
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<h3>GTP: ‘Vous n’avez jamais vendu vous-même de bois?’’</h3>
<p>Gunter: ‘Dernièrement, oui, mais dans une moindre mesure. Un abatteur indépendant ne peut pas faire face à cela car il passera alors ses propres clients. J’accepte toujours les demandes des gens à proximité ou de connaissances, mais pour me lancer vraiment dans le métier à temps plein, je passe mon tour. Après tout, vous devez également établir les contacts nécessaires avec des pays étrangers en raison de la diminution du nombre de scieries en Belgique.’</p>
<p><strong>Investir dans des nacelles élévatrices</strong></p>
<p>&lsquo;J’ai ensuite acheté mes propres nacelles élévatrices. D’abord un petit Manitou avec mât de levage puis un plus grand. Pour les chantiers privées et autres grands travaux, j’ai acheté un Avant Leguan qui va jusqu’à 17 mètres. Récemment, j’ai acheté une nacelle Teupen de 30 mètres pour me concentrer sur les grands arbres. Maintenant, nous pouvons nous occuper de tous les travaux.’</p>
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<h3>GTP: ‘Que pensez-vous de la technologie des batteries dans les outils à main en forêt?’</h3>
<p>Gunter: ‘Dans notre métier, cet investissement n’est pas rentable. Nos tronçonneuses, par exemple, ont besoin de puissance et vous ne pouvez l’obtenir qu’à partir d’un moteur à essence. Dans le passé, vous pouviez utiliser une Stihl type 66 pendant 6 à 7 ans, alors que maintenant après 1-2 ans, c’est déjà fini pour une 661. Ces machines à commande électronique seraient meilleures pour les émissions, mais si vous devez en acheter trois pour correspondre à la qualité des précédentes, quel est l’avantage pour l’environnement ici? Dans les années très occupées d’antan, nous pouvions voir 1 à un maximum de 2 ans avec un Stihl du type 081. Ensuite, la machine était complètement usée par la quantité de travail qui avait été faite avec elle. Pour un tel travail, ils ne seront pas en mesure de proposer une batterie aussi puissante de si tôt. Nous choisissons également la marque Stihl dès le départ. Nous en sommes vraiment très satisfaits. De plus, j’ai déjà tellement de pièces qui traînent que je peux les réutiliser.’</p>
<h3>GTP: ‘Quels sont les avantages de disposer de votre propre matériel?’</h3>
<p>Gunter: &lsquo;Oui, parce que le prix des machines a tellement augmenté et que la disponibilité des pièces est souvent à la traîne, je suis heureux d’avoir investi massivement à l’époque. Bien que les collègues débutants doivent encore louer beaucoup d’équipement, j’ai presque tout pour pouvoir offrir un prix plus intéressant à mes clients. Par exemple, j’ai des activités dans l’agriculture où j’avais déjà acheté un tracteur que j’utilise maintenant pour mes travaux forestiers. En conséquence, les coûts sont divisés en plus et vous n’avez pas à faire de lourds investissements. Je loue mes nacelles élévatrices les jours où je ne travaille pas avec elles moi-même. De cette façon, elles sont rentabilisées et je suis juste en- dessous du prix de location habituel, ce qui rend attrayant pour les collègues de les louer. Plus vous en avez sous votre propre direction, plus vous pouvez travailler efficacement. Dans les centres de location, vous devez toujours prendre en compte vos heures. Garder un jour supplémentaire, c’est payer un jour supplémentaire si ce n’était pas dans le devis, alors vous perdez de l’argent pour travailler. Cette flexibilité me permet d’effectuer une intervention d’urgence peu de temps après ou pendant une tempête.’</p>
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<p><strong>Une passion pour l’agriculture</strong></p>
<p>GTP: ‘Vous avez également parlé de la culture de fraises?’</p>
<p>Gunter: ‘Quand mon père était encore en vie, nous avions une ferme où nous cultivions des fraises; en été, l’abattage des arbres était plus calme et les fraises commençaient. En hiver, j’allais avec mon père abattre des arbres. Ces deux activités étaient complémentaires. J’ai essayé de combiner cela pendant longtemps après sa mort, mais à long terme, il faut faire des choix.’</p>
<p>GTP: ‘Vous avez encore cette ferme?’</p>
<p>Gunter: ‘Oui, elle existe encore, mais elle reste gérée par la famille. J’ai arrêté la culture des fraises après un certain temps parce que c’est une culture très intensive et que j’avais le problème du logement pour nos travailleurs saisonniers. J’ai toujours le matériel avec l’idée que si je ne gagne plus assez avec les arbres, alors j’ai encore quelque chose en main.’</p>
<h3>GTP: ‘N’avez-vous jamais pensé confier cette activité de culture des fraises à quelqu’un d’autre?’</h3>
<p>Gunter: ‘Vous devez toujours être là vous-même. Je le vois maintenant pour l’abattage des arbres. Si vous travaillez avec deux équipes, chacun a sa propre méthode de travail. Le client peut avoir indiqué quelque chose et si cela n’a pas été transmis, cela peut se traduire par des problèmes par la suite. Je participe toujours moi-même au démarrage et au projet qui est le plus compliqué auquel je m’en tiens habituellement. Lors de la finition, du nettoyage, où le risque d’erreurs se produit moins, je peux laisser cela aux collaborateurs. Vous apprenez rapidement à qui vous pouvez donner un peu plus de liberté et à qui d’autre pas.’</p>
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<h3>GTP: ‘Vous travaillez seul, est-ce faisable de se répartir les différentes tâches?’</h3>
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<p>Gunter: ‘Pour mon travail administratif, j’ai quelqu’un depuis un certain temps maintenant qui suit les papiers et effectue des paiements. Je fais toujours les préparatifs moi-même bien sûr. Mais pouvoir le transmettre et savoir qu’il est entre de bonnes mains est tout un soulagement. C’est suite à une amende que je me suis rendu compte que j’aurais pu payer quelqu’un. C’était donc une très bonne décision.’</p>
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<p>‘Les devis représentent toujours un peu un casse-tête, mais je les fais principalement le week-end ou la semaine après mes heures. La planification n’est pas traditionnelle comme pour la plupart des paysagistes et des forestiers. Par exemple, je ne travaille pas avec un agenda. Cela me donne trop de stress. J’ai parfois des chantiers fixes. Je fais aussi une liste des petits travaux qui doivent être faits et je les planifie quelques jours à l’avance. Je planifie le début de la semaine et je préviens les prochains clients à temps. Les clients deviennent plus exigeants et vous devez être en mesure de les aider le plus rapidement possible, vous remarquez immédiatement où vous pouvez vous déplacer et ce qui est une priorité.’</p>
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<h3>GTP: ‘Comment se positionne un forestier face aux organisations de protection de la nature?’</h3>
<p>Gunter: ‘En principe, nous pourrions nous soutenir mutuellement avec la nature comme objectif. Cependant, la pratique est différente. Je prends mon terrain à bâtir comme exemple. Je construisais sur un terrain qui était juste à côté d’une réserve naturelle. Ici, j’ai reçu une proposition de remembrement. J’aurais soumis une demande de principe qui a été approuvée par toutes les autorités. J’ai alors fait ma vraie demande où un voisin a contresigné. Mon voisin venait de placer une grande fenêtre donnant sur la verdure: ‘sa verdure’. Son recours a été rejeté. J’étais alors complètement en ordre avec toute la paperasserie. Dans la province, les plaintes fondées sur l’environnement doivent toutes faire l’objet d’une nouvelle demande. Là, ANB a ensuite changé ses conseils de conseils positifs à négatifs. J’ai ensuite demandé à la province ce que je faisais de mieux et là, ils m’ont dit que ce serait peut-être resserré, mais que le démarrage était possible. Peu de temps après, mon permis a finalement été annulé. Quand j’ai continué, tout s’est avéré être en ma faveur et l’autre partie a attaqué la province et non moi. En raison d’une erreur de procédure, mon permis a été à nouveau annulé et j’étais là avec une construction qui avait déjà commencé. La férocité de nos environnementalistes et de notre bureaucratie m’a déjà coûté énormément d’argent. De plus, ils empêchent les entrepreneurs de faire des affaires.’</p>
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<h3>GTP: ‘Mais vous avez quand même trouvé le courage d’introduire une nouvelle demande?’</h3>
<p>Gunter: ‘Absolument. Entre-temps, un nouveau permis pour la ferme est déjà en cours d’exécution. Mais bien sûr, toute la paperasse recommence à partir de zéro. A mon arrivée à la commune, j’ai déjà été informé qu’il valait mieux ne pas mentionner les animaux à ma demande. Dès que l’on voit le mot animaux ou plutôt au cabinet de Zuhal Demir, le cachet avec un avis négatif est prêt. Ensuite, j’ai enregistré l’étable comme un hangar. Le VLM lui-même a indiqué d’indiquer 19 animaux, de sorte que vous n’avez pas besoin d’un permis. Maintenant, l’activité a été changée pour la énième fois en une étable avec 19 animaux pour s’agrandir plus tard en tant que vaste projet de pâturage ici dans la vallée du paysage limbourgeois. Je vais donc devoir attendre et voir pour mes propres terrains aussi. Mon rêve est de réunir le petit matériel pour l’horticulture qui se trouve actuellement au sous-sol et le grand confort dans l’entrepôt ici. Avoir un lieu de travail solide et tout rassembler au même endroit: c’est l’objectif.’</p>
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<h3>GTP: ‘Vous êtes encore actif dans le domaine agricole?’</h3>
<p>Gunter: ‘C’est vrai. Mais de manière très limités et surtout dans les grandes cultures. L’herbe que je fauche est vendue ou sert pour nos chevaux. Ensuite, les vaches paissent là où j’ai fauché l’herbe. Je ne vais pas continuer ou acheter l’ancienne ferme. Avec le prix de revient, j’ai pu mettre un tout nouveau hangar. Ensuite, le choix est rapidement fait. Mes travaux de jardin fonctionnent bien. Grâce à ce que j’ai vécu dans la famille avec mon grand-père, mon père et maintenant ma mère malade, je me rends compte que la vie est courte et qu’il faut prendre du temps pour soi de temps en temps. Malgré les circonstances de ces dernières années, je me suis toujours donné à 200% pour que l’entreprise surmonte les revers. Travailler est important, mais bien sûr, vous avez toujours une vie privée.’</p>
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<p>Si vous n’êtes pas suffisamment impliqué vous- même, ce ne sera pas à 100% la façon dont le client l’a demandé et dans ce cas, vous feriez mieux de ne pas le faire.’</p>
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<p><strong>Entreprendre en Pologne</strong></p>
<p>Gunter: ‘Quand j’ai entendu par mes travailleurs saisonniers à l’époque à quoi ressemblait l’entrepreneuriat en Pologne, vous réalisez à quel point l’étau est serré ici en Belgique. Là, ils demanderont une étable avec 1000 vaches et peu de temps après, ils commenceront à la construire. Quelque chose comme ça est impensable en Belgique. Ici, on a peur de rentrer une demande de permis. En Pologne et dans d’autres pays, les gens se rendent compte que l’agriculture est vraiment importante. Au début, ils ont jeté ici avec les subventions, mais si vous comparez cela avec maintenant, c’est de moins en moins chaque année. Dans des pays comme la Pologne, on ne fait que le voir remonter. Incompréhensible. Mais où est la logique? L’idée continue de jouer dans un coin de ma tête que si l’étau se resserre encore plus dans les années à venir, il y a de fortes chances que je quitte la Belgique.’</p>
<h3>GTP: ‘Quel est votre avis à propos de l’avenir de l’agriculture?’</h3>
<p>Gunter: ‘Avec les plans qu’ils veulent mettre en œuvre ici en Belgique dans l’agriculture, j’espère que les agriculteurs se réveilleront. Vous pouvez sentir que cela commence déjà à bouillonner de plus en plus comme avec nos collègues aux Pays-Bas. Il y a quelques mois, j’ai participé à la soi-disant manifestation dans diverses villes, mais rien ne sera réalisé avec cela. Il est étrange que les gens disent souvent que nous ne devrions pas polluer les terres pour d’autres pays, mais pourquoi ne devrions-nous pas être autorisés à exporter alors qu’ils sont eux-mêmes entièrement importés? Si vous deviez supprimer tout ce qui n’est pas d’origine belge dans les magasins, il pourrait encore rester 25% de tout. Tout reste politiquement motivé. ‘Nous devons nous débarrasser de l’Europe’, est un concept vain. Qui est l’Europe?’</p>
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<h3>GTP: ‘Suivez-vous encore vous-même des formations complémentaires ou d’autres cours?’</h3>
<p>Gunter: ‘Oui, mais c’est quelque chose dont je ne suis vraiment pas fan. Nous sommes bombardés de beaucoup de cours et de certificats obligatoires. Nous avons même besoin d’une licence pour travailler dans les forêts publiques. Parfois, vous ne pouvez être éligible aux affectations que si vous avez une certaine étiquette. Comme si cela prouvait que vous connaissez le métier ou non! A un moment donné, vous avez déjà suivi une certaine leçon de premiers soins tellement de fois que vous ne savez plus quoi choisir. Les premiers cours coûtent3 0 à 40 euros, alors que maintenant tout est au-dessus de 100 euros par cours. Maintenant, ils ont l’EC1, EC2 et ETW ou mieux connu sous le nom de travailleur européen des arbres. Vous êtes parfois tellement enveloppé que vous n’avez même plus l’espace nécessaire pour faire votre travail correctement, ce qui le rend plus dangereux. Au moment où j’ai mis mon arbre sur le sol, certains sont encore en train de sortir de toute leur liste de contrôle. La sécurité doit bien sûr être là; j’y attache de l’importance compte tenu de l’accident de mon père. J’admets que celui qui part complètement de zéro et qui n’a pas encore de sentiment ou d’expérience peut beaucoup bénéficier des cours. Mais si je me regarde et regarde d’autres collègues, une perspicacité et une expérience saines valent beaucoup plus. Remarquez, je ne dis jamais que vous ne pouvez plus rien apprendre! Vous apprenez à gérer les choses en toute sécurité dans la forêt en ce moment et non à une table au énième cours. C’est et cela reste un modèle de revenus à mes yeux et je ne serai certainement pas le seul à avoir cette opinion. Dans le secteur des transports, ils doivent suivre la formation de ‘compétence professionnelle’, alors que ces hommes conduisent tous très bien. J’appelle souvent cela créer des emplois supplémentaires sur le compte des indépendants.’</p>
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<h3>GTP: ‘Comment envisagez-vous l’avenir?’</h3>
<p>Gunter: ‘Je pense que ça va être des moments très difficiles. Je suis vraiment content de là où je suis déjà et de ce que j’ai en termes de matériel de travail. Si vous devez l’acheter aux prix d’aujourd’hui, ce n’est même pas faisable pour un débutant. Je travaille toujours avec les anciens prix chez mes clients, mais si le carburant continue d’augmenter, je devrai ajuster les prix. Mais en raison des racines profondes des générations précédentes, j’ai assez de travail et je n’ai pas à m’inquiéter de suffisamment de travail parce cela continue à fonctionner bien et facilement.’</p>
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<p>Het bericht <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/artikel/un-exploitant-forestier-avec-une-passion-pour-lagriculture/">Un exploitant forestier avec une passion pour l’agriculture</a> verscheen eerst op <a href="https://www.greentechpower.eu/fr/home-fr">GreenTechPower</a>.</p>
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