L’aventure Vert Concept commence en 2012, lorsque Marco Noto obtient son graduat en architecture de jardins à Bruxelles. Marco poursuit : ‘Je me suis donc mis à la recherche de boulot dans un bureau, mais à l’époque, les places étaient chères. Après avoir cherché pendant deux mois sans résultat, je me suis dit que j’allais plutôt me lancer comme indépendant. J’avais alors 21 ans. J’ai donc pris un numéro de TVA et je me suis lancé. Dans un premier temps, je ne m’occupais que de l’entretien de jardins. J’ai ensuite engagé un premier stagiaire, puis un carreleur et petit à petit, j’ai ainsi engagé des personnes qui disposaient de différentes compétences afin de compléter mon équipe.’
‘Au cours des 7 ou 8 premières années, j’étais tout le temps sur les chantiers avec une équipe de 4 ou 5 personnes. J’étais débordé en permanence, et j’ai donc continué à prendre des chantiers supplémentaires et engager du personnel afin de satisfaire à la demande. Depuis 2 ans, j’ai trouvé un équilibre qui me convient avec la structure actuelle. Vert Concept compte à présent une quinzaine de collaborateurs, dont mon épouse qui gère l’administratif et un architecte-paysager, qui gère les offres de prix ou la conception de jardins. Quant à moi, je partage mon temps entre le bureau et les visites de chantier.’
Tant de la création que de l’entretien
Vert Concept mise tant sur la création que l’entretien d’espaces verts. Marco : ‘A l’heure actuelle, Vert Concept dispose de deux équipes qui font de l’aménagement, et deux autres équipes qui s’occupent de travaux d’entretien. Il y a quelques années, j’avais un peu délaissé l’entretien au profit de la création, mais j’ai finalement décidé de faire marche arrière. L’entretien rapporte peut-être un peu moins, mais c’est de l’argent qui rentre facilement et ces tâches sont de plus faciles à planifier. Cela nous assure de plus des rentrées d’argent plus régulières. Enfin, cela nous fait de la publicité indirecte en permanence. En voyant passer régulièrement nos camionnettes, les gens pensent plus facilement à nous lorsqu’ils ont besoin d’embellir leur jardin.’
Principalement des clients privés
Marco poursuit : ‘Nous travaillons principalement pour des clients privés. Depuis le début de l’activité, nous avons quelques clients dans le domaine public pour lesquels nous travaillons sur base régulière, mais pour le reste nous ne répondons pas aux marchés publics. Au fil des ans, nous avons développé une clientèle assez variée. En moyenne, nous réalisons quelques gros projets par an, on parle alors d’un budget qui peut dépasser les 200.000 euros, et pour le reste, ce sont des chantiers de plus petite taille. Cependant, nous avons par exemple aussi des projets de très petite taille, comme la pose des clôtures pour 3.000 euros par exemple. J’aime bien ce mix entre ‘gros’ et ‘petits’ clients, et nous prenons autant de plaisir à servir les uns que les autres. Je ne cherche donc clairement pas uniquement un concept global, mais plutôt la sécurité des chantiers. De même, nous sommes principalement actifs dans notre région, ainsi que de temps à autre dans la périphérie bruxelloise, mais je ne cherche pas vraiment à aller plus loin afin de ne pas perdre trop de temps en déplacements. Nous sommes dans une belle région où les gens investissent dans leurs extérieurs.’
‘Nous n’avons pas vraiment de concurrence. A notre échelle, nous ne sommes que deux entreprises plus ou moins équivalentes dans notre région. Au niveau de l’entretien, on voit un peu plus de concurrence, mais on ne se marche pas vraiment les uns sur les autres.’
Investir dans du matériel performant
Comme le souligne Marco, Vert Concept tient à être assez autonome en ce qui concerne les machines. ‘Je n’aime pas trop dépendre de la location, sauf pour une machine vraiment spécifique, et il faut par ailleurs que les chantiers avancent. Pour l’aménagement de jardins, nous sommes équipés d’un camion porte-conteneurs, de même que deux grues de 6,5 et 2,7 tonnes. Nous disposons également de deux chargeurs articulés, dont un Knikmops dont je suis très satisfait. Un tracteur John Deere équipé d’une herse rotative et d’un enfouisseur de pierres, de même qu’une engazonneuse Eliet et un motoculteur Goldoni viennent compléter l’assortiment. Dernièrement, nous avons investi dans un tracteur tondeuse Iseki professionnel avec bac de vidange surélevé. Ce dernier permet de décharger le gazon tondu directement dans la bennette de nos camionnettes, ce qui représente des gains de temps appréciables. En ce qui concerne le petit outillage, nous faisons confiance à Stihl. Pour le moment, nous n’avons pas encore de machines sur batteries, j’accorde encore toujours la préférence au moteur thermique.’
‘A mes débuts, je faisais fort attention au prix d’une machine.
Entretemps, je ne regarde plus trop au prix, mais je mise plutôt sur la qualité, la fiabilité et le service après-vente. De même, je n’hésite pas à investir dans des options supplémentaires qui vont faciliter la tâche de mes ouvriers sur le chantier. Je remarque par ailleurs que notre métier a fortement évolué sur 15 ans de temps. Les machines prennent par exemple beaucoup plus de place dans le boulot, ce qui permet de diminuer la pénibilité de notre métier manuel. Une de nos grues est par exemple équipée d’un rototilt. Cela représente un certain investissement au départ, mais cela permet d’alléger le travail manuel, tout en gagnant pas mal de temps. C’est dans cette optique-là que j’essaie de réléchir mes investissements au mieux.’
Les réseaux sociaux facilitent la communication Comme le souligne Marco, Vert Concept est fort actif sur les réseaux sociaux. ‘J’aime bien publier des nouvelles à propos de l’avancement de nos chantiers ou de la vie de l’entreprise sur Facebook et sur Instagram. Je remarque que beaucoup de clients nous suivent, et que cela fait partie intégrante de notre commerce. De même, de nombreux clients attendent avec impatience que l’on partage des photos de leur chantier. Suite aux partages de ces clients avec des amis et autres, nous touchons d’autres personnes qui veulent réaménager leur jardin, et ainsi de suite. Entretemps, pas moins de 2.000 personnes nous suivent sur Facebook. Pour le reste, nous ne faisons pas de publicité à proprement dit. Je préfère consacrer cet argent à l’achat de matériel. C’est ainsi que nous avons dernièrement acquis un drone qui nous permet de filmer et photographier nos chantiers… ce qui nous permet, entre autres, de faire de belles vidéos pour nos réseaux sociaux.’ Marco conclut : ‘Vert Concept a trouvé un bon équilibre et un bon rythme de croisière. Nous n’avons pas besoin de grandir à tout prix. Nous disposons d’une bonne équipe d’une quinzaine de personnes, c’est suffisant pour tout gérer. Nous n’avons pas besoin de courir après le travail, et je tiens à bien garder les rennes de la société en main. Comme nous sommes un peu à l’étroit, nous avons racheté une vieille ferme à Graty, dans l’entité de Silly, afin d’y abriter nos activités. C’est notre prochain projet de grande envergure, mais une fois les travaux terminés, nous pourrons encore mieux accueillir notre clientèle!’

