Filip Vandevijver (60 ans) est responsable de la succursale Beel, un revendeur de machines horticoles, à Renaix depuis 12 ans. Son fils Olivier (34 ans) bricole des machines horticoles depuis l’âge de 19 ans, et a beaucoup appris de son père: ensemble, ils se renforcent mutuellement. Ce qui avait commencé avec 5.000 flyers par la poste et un début difficile, est devenu une activité indépendante à Renaix et Laarne.
Filip est un visage familier pour les clients de Renaix, bien que son parcours vers ce secteur ne se soit pas déroulé selon un plan fixe. ‘J’ai été jeté dedans’, dit-il, ‘mais j’ai toujours tiré mon plan.’ Son fils Olivier a grandi parmi les machines et a choisi sa propre voie : en plus de son travail en équipes chez Volvo, il a construit sa propre entreprise à Laarne étape par étape, et a également déménagé à Renaix afin de pouvoir aider son père. Filip et Olivier ne partagent pas seulement le lien de sang : la passion pour le motocross et le bricolage de machines sont aussi profondément ancrés chez tous les deux.
On apprend avec ses yeux, auprès de ses modèles Filip fut une véritable source d’inspiration pour Olivier: c’est son père qui l’initia au monde de l’horticulture. Il a beaucoup vu à travers son
père, et a donc pris goût à cela dès son plus jeune âge, entre les
machines et les outils. ‘J’ai toujours vu mon père travailler beaucoup et dur’, dit Olivier. ‘Voir le travail te fait travailler, du moins en ce qui me concerne.’ Pourtant, il suivit sa propre voie : à l’école, il obtint son diplôme de plombier. ‘J’ai toujours trouvé le travail avec mes mains le plus fascinant, et cela a continué, tant dans mes loisirs que dans mon travail. J’ai appris à entretenir des machines grâce à mon père et je m’instruis encore chaque jour.’
Le motocross comme expérience d’apprentissage
Ce n’est pas un hasard si sa passion pour les machines est profonde: Filip faisait lui-même du motocross et plus tard Olivier l’a suivi. ‘Enfant, on vole avec ses yeux,’ dit Olivier, ‘et c’est ainsi que je me suis retrouvé dans le motocross grâce à mon père.’ Ensemble, ils bricolèrent leur moto tout-terrain. Ce sport leur apprenait surtout à s’entraîner dur pour quelque chose; une éthique de travail transmise de génération en génération. ‘Le travail acharné a été en nous deux depuis notre plus jeune âge’, dit Olivier. ‘Je me lève tous les jours vers 5h du matin pour m’assurer de pouvoir servir tous mes clients. Je fais de très longues journées de travail. Cela me donne beaucoup d’énergie et de satisfaction. Tirer satisfaction de notre travail est quelque chose que nous trouvons très précieux pour nous deux.’
Pour Filip aussi, ce secteur est une passion et ce n’est pas un hasard: il a étudié la mécanique automobile et a toujours travaillé dans la mécanisation automobile. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé chez Beel à Renaix. Père et fils ont chacun une formation technique: Filip en mécanique automobile, Olivier en plomberie.
L’honnêteté comme marque de fabrique
‘J’ai commencé un jour par un service de réparation, sur lequel je travaille maintenant sans arrêt’, raconte Olivier. Le début fut difficile : il a mis 5.000 flyers dans la boîte aux lettres, auxquels cinq personnes ont répondu au total. Un petit début, mais immédiatement des clients avec des machines plus coûteuses à réparer qu’à remplacer. ‘L’honnêteté envers le client est importante’, dit Olivier. ‘Si quelque chose ne peut pas être réparé, ou si cela devient simplement plus cher, vous communiquez toujours mieux à ce sujet.’ Il est également clair sur le prix de ses services: ‘Service est devenu un mot pour lequel de nombreux consommateurs attendent beaucoup de services supplémentaires. Mais bien sûr, je ne conduis pas gratuitement et mes heures de travail ne sont pas gratuites non plus.’ La même honnêteté s’applique aux marques : ‘Les clients demandent toujours la meilleure marque, mais il n’existe pas de mauvaise marque ou de modèle. Il s’agit principalement de regarder ce dont ce client a besoin.’ C’est pourquoi Olivier répare toutes les marques.
D’une activité complémentaire à un emploi presque à plein-temps
Combiner son activité avec le travail en équipes chez Volvo demande de la discipline, surtout en combinaison avec les trajets entre Renaix et Laarne. Officiellement, c’est encore une activité complémentaire, mais en pratique, ce n’est plus une description correcte. ‘C’est une activité complémentaire’, dit Olivier, ‘mais avec les heures que vous faites, vous travaillez en réalité à temps plein. Mon but reste avant tout de pouvoir développer ma propre entreprise et ma clientèle.’ Olivier fait tout lui-même : administration, réparations, contact client, réseaux sociaux. Pour pouvoir mener tout à bien, il n’est pas entièrement seul: un collègue indépendant le soutient dans son propre atelier pendant les périodes chargées.
La conversation derrière l’installation
Tout dans cette profession ne tourne pas autour de la technologie, comme on le découvre lorsque l’on demande à Olivier ce qu’il aime le plus dans son métier.
« Je remarque que j’apprécie vraiment le contact avec les gens. » (Olivier)
‘Je remarque que j’apprécie vraiment le contact avec les gens’, dit-il. ‘Les discussions et l’histoire derrière les gens. Il y a quelque temps, je suis allé installer un robot de tonte chez une femme âgée. A mon arrivée, je l’ai vue assise sur un banc, profitant de son jardin. C’était agréable d’avoir une conversation avec elle, parce qu’on y pense tout le temps.’ Ce sont des moments comme celui-là qui font la différence. Filip et Olivier sont tous deux d’accord: ‘Le sentiment de satisfaction et d’un client qui a été aidé; cela fait ou notre journée ou pas.’
Travailler ensemble à Renaix
A Renaix, père et fils travaillent ensemble en termes concrets. Olivier soutient Filip de manière indépendante pour les réparations de la branche Beel. ‘En tant qu’indépendant, je place tous les robots de tonte pour Beel,’ dit Olivier, ‘de Honda à Stihl en passant par Segway Navimow. A Laarne, en revanche, je développe ma propre activité.’
‘Les clients disent souvent que nous sommes très similaires’, dit Olivier, ‘et cela rend parfois la collaboration difficile, mais aussi facile au jour le jour. Nous nous comprenons en un mot. Mon père m’a appris ce qu’est le travail acharné, et cela aboutit à la personne que je suis aujourd’hui.’
Les deux apprennent beaucoup l’un de l’autre et s’enseignent mutuellement des choses issues de leur propre génération et de leur expérience.
Un atelier bien situé à Laarne
En plus de l’atelier de Renaix, Olivier possède également son propre atelier à Laarne. ‘Mon premier atelier mesurait trois mètres sur deux, si près de chez moi’, dit Olivier en riant. ‘Travailler à domicile a ses avantages et ses inconvénients: ils savent toujours où vous trouver.’ Aujourd’hui, cet établissement à Laarne est devenu une base solide et bien située, avec une large clientèle composée de toutes sortes de marques, principalement des clients du quartier. Depuis six ans, il existe un locker où les clients peuvent déposer leurs machines, 7 jours sur 7 et de 6h à 22h. ‘Malheureusement, notre journée de travail ne commence pas et ne se termine pas en même temps que la plupart des gens’, dit-il. ‘Ça aussi, c’est du service client. L’ambition d’un showroom était là au début, mais je me concentre maintenant principalement sur l’avenir. La génération à venir souhaite surtout être aidée chez elle. Nous faisons vraiment face à une nouvelle ère.’
Une visibilité sur les réseaux sociaux
Olivier a déjà publié quelque chose sur les réseaux sociaux, avec des degrés de succès variables. ‘C’est un mystère pour moi ce qu’il en est exactement’, dit-il, ‘mais c’est agréable d’inspirer les autres.’ Cela lui a clairement plu, car il continue à publier depuis. ‘J’investis désormais massivement dans la notoriété de la marque avec des vidéos et des photos’, déclare Olivier. ‘En partageant des choses en ligne, j’essaie d’enthousiasmer les gens pour mes services d’un côté et de montrer une vraie part de moi-même de l’autre. Par exemple, je donne des conseils pour l’entretien des machines. Je publie activement sur les réseaux sociaux depuis quelques mois maintenant et ça marche très bien: j’obtiens beaucoup de réactions, et je remarque que les gens accordent vraiment de l’importance à mon expertise.’ Filip le regarde avec un peu de distance: ‘Ce n’est pas mon truc, donc je laisse ça aux jeunes.’
Les différences générationnelles pour la tonte robotisée
Olivier réfléchit à l’évolution du secteur. ‘La prochaine génération grandira avec beaucoup de gadgets numériques et ces personnes devront être servies différemment. Je vois cette différence au niveau des robots de tonte. Chaque génération a sa propre façon de travailler.
Les jeunes ont l’habitude de travailler avec la technologie et sont moins enclins à demander de l’aide.’ Olivier constate également une baisse des ventes de tondeuses à gazon classiques et de tondeuses à siège. Il me semble clair que les robots de tonte seront la prochaine étape logique’, dit-il. ‘Les gens veulent toujours plus de confort, et cela inclut un robot de tonte.’
Une application pour l’avenir
Avec cet avenir en tête, Olivier a commencé à envisager une application qui pourrait aider les clients avec des conseils et de l’aide. Cela a déjà été élaboré concrètement et se trouve actuellement en phase de test avec les utilisateurs. ‘Cela nous permet de suivre les réparations plus efficacement et nous sommes en contact plus étroit avec nos clients’, explique-t-il. ‘Nous voulons améliorer l’accessibilité, afin que les clients puissent recevoir facilement un support lorsque cela est nécessaire et que nous puissions répondre plus rapidement.’
Un atelier mobile
Ses plans vont même au-delà de cette seule demande. ‘Je pense que cela ira de plus en plus vers l’automatisation, voire la maintenance’, dit-il. ‘Les gens de mon âge ont moins de temps de passer chez un service de réparation ou à l’atelier et ce serait en fait bien si nous pouvions évoluer vers ce genre de choses. Les gens prennent rendez-vous; vous établissez un itinéraire et, avec votre camionnette de service équipée ou votre atelier mobile, pour ainsi dire, vous installez ou réparez des robots de tonte sur place.’
Olivier: ‘En tant qu’entrepreneur, je me rends compte qu’il faut parfois aussi laisser de la place pour de nouvelles opportunités.’
Les plans de croissance
Après des années de combinaisons et de croissance, Olivier réfléchit à la prochaine étape.
‘La certitude a toujours joué un rôle important dans mes choix’, dit Olivier. ‘Mais en tant qu’entrepreneur, je me rends compte que parfois il faut aussi laisser de la place pour de nouvelles opportunités.’
Aujourd’hui, il installe des robots de tonte de marques Honda, Stihl et Segway Navimow, entre autres. En raison des structures actuelles des concessionnaires, une concession officielle n’est pas encore évidente, il garde donc délibérément d’autres voies ouvertes. ‘Je veux d’abord bien connaître le marché et découvrir où se trouve la plus grande valeur ajoutée’, dit-il. ‘Mon ambition n’est pas de représenter une marque particulière aussi rapidement que possible, mais de développer un service durable qui commence par les besoins du client.’
Sur la base de cette vision, Olivier investit déjà massivement dans sa propre marque et son site internet, le point de contact central pour informations, conseils et astuces dans le choix et l’installation d’un robot de tonte. ‘Je crois fermement que les robots de tonte auront une place permanente à l’avenir’, déclare Olivier. ‘Les gens privilégient de plus en plus le confort, le gain de temps et la technologie intelligente. En étant bien présent aujourd’hui et en partageant mon expertise via mon site internet, je souhaite poser une base solide pour la croissance future de mon entreprise.’