A Maubray, Simon Feys a développé une activité de vente et de service de machines pour les parcs et jardins

17 juin 2026

A seulement 24 ans, Simon Feys est à la tête d’une concession active tant dans le secteur agricole que dans le génie civil et les parcs et jardins. Mécanicien de formation, Simon dispose également de la ibre commerciale. Il combine donc ces deux atouts pour faire prospérer sa jeune entreprise et se faire un nom dans la région de Maubray. Nous sommes partis à sa rencontre ain d’en savoir un peu plus.

Pour Simon, tout commence lorsqu’il est encore à l’école. Pendant ses temps libres, ce passionné de mécanique restaure des anciens tracteurs agricoles afin de leur donner une seconde vie ou de les remettre en état d’origine pour des collectionneurs. Simon poursuit: ‘Cela reste par ailleurs encore toujours une de mes spécialités à l’heure actuelle. Pour certains clients, je restaure ainsi des ancêtres de A à Z’.

Après ses études, Simon a tout d’abord travaillé en tant que mécanicien pour une concession agricole de Leuze. ‘J’étais quasi tout le temps sur la route pour effectuer des dépannages et des entretiens. Après un certain temps passé là-bas, j’ai voulu progresser et me lancer à mon compte. J’ai franchi le pas il y a quatre ans maintenant. J’ai commencé à travailler dans le garage chez mes parents. Je dépannais alors beaucoup sur la route. Cela m’a permis d’une part de me faire connaître, principalement en termes de service et de dépannage, et d’autre part de mettre de l’argent de côté afin d’investir dans un tout nouveau bâtiment. Ce dernier me permet de travailler plus efficacement, tant en ce qui concerne la présentation des machines de stock que pour les entretiens et réparations. Je suis également équipé pour réparer tous les lexibles hydrauliques, ce qui est un grand atout, vu que la plupart des machines que je vends sont dotées d’une commande hydraulique.’

Tant commercial que technicien

Comme le souligne Simon, sa force réside dans le fait d’être à la fois fort en mécanique et en commerce. ‘Cela m’a permis de développer simultanément ces deux aspects du métier qui sont indispensables pour faire prospérer une entreprise. A l’heure actuelle, mon chiffre d’affaires se répartit à parts égales entre le secteur agricole, et celui des parcs et jardins et du génie civil. Suite au développement de l’activité, j’emploie entretemps deux techniciens à temps-plein, dont un travaille beaucoup en déplacement. De même, ma compagne Line s’occupe de la gestion administrative et du marketing. Nous faisons beaucoup de publicité sur notre page Facebook et sur le site internet 2ème main, et cela nous a permis de nous faire mieux connaître. Nous sommes principalement actifs dans un rayon de 70 à 100 km autour de Maubray, et nous allons donc jusqu’à Chimay, Beaumont ou encore Lille, en France. Pour certaines machines, il m’arrive d’aller parfois plus loin.’

Miser sur de ‘nouvelles’ marques

A ses débuts, Simon mise sur une collaboration avec des marques renommées. ‘C’est ainsi que j’ai eu l’opportunité de distribuer les tracteurs Deutz-Fahr en tant que sous-agent ou encore les marques Vandaele et Rotadairon et le matériel de génie civil Caterpillar en tant que distributeur officiel. Ces marques m’ont bien entendu permis de me faire mieux connaître. A côté de ces marques premium, j’ai cependant vite ressenti le besoin de distribuer du matériel plus abordable. Tout le monde n’utilise en effet pas sa grue ou son tracteur horticole tous les jours, et a alors d’autres besoins en mécanisation. Je me suis alors tourné vers un importateur hollandais pour distribuer les tracteurs horticoles Tafe, les chargeurs articulés Eurotrac ou encore les outils (broyeurs, fraises…) Boxer. Plus récemment, je distribue aussi les bennes Vaia. Ces marques ont grandement contribué au développement de mon activité. Et la collaboration avec cet importateur m’apporte pleinement satisfaction. C’est en partie grâce à eux que j’ai pu grandir aussi vite. Les chargeurs articulés Eurotrac, par exemple, se vendent comme des petits pains. Depuis le début de ma collaboration avec la marque, j’en ai déjà vendu plus de 80. De même, chaque semaine je vends mon lot de machines Boxer. Ce commerce tourne véritablement comme une horloge. La marque Boxer me permet par ailleurs de proposer des prix compétitifs pour les soumissions dans les communes. De ce fait, je travaille de plus en plus pour les communes de alentours. En complément de gamme, je distribue également les mini-pelles et les dumpers sur chenilles de la marque Rhinoceros. Ces machines sont construites sur base de composants éprouvés et intéressent de nombreux clients particuliers et professionnels pour leur excellent rapport qualité-prix. La marque est aussi fort à l’écoute des remarques et suggestions, et les machines sont donc améliorées en permanence. C’est vraiment chouette de pouvoir travailler dans ces conditions. De plus, cette marque ne concurrence pas Caterpillar, car le public-cible est totalement différent. De cette façon, je peux proposer la machine la plus adaptée pour chaque client.’

La qualité du service prime

Simon souligne également que s’il est important de vendre, il est encore plus important d’assurer un service après-vente de qualité. ‘Une clientèle plus lointaine est un atout pour la vente, car cela permet d’agrandir son secteur, mais est moins évident pour les déplacements. C’est pour cela qu’un de mes techniciens est quasi en permanence en déplacement. Par ailleurs, beaucoup de mes clients ramènent également leur machine eux-mêmes à l’atelier pour une réparation ou un entretien, et nous essayons toujours de dépanner le plus rapidement possible. Au niveau des garanties, je remarque aussi de sérieuses différences entre les marques. Et ce ne sont pas toujours les marques les moins chères qui présentent le plus de problèmes.

Comme nous vendons des volumes assez importants, nous sommes en mesure d’assurer un service de meilleure qualité, vu que nous connaissons mieux ces machines, et nous stockons également les pièces les plus courantes de manière plus ciblée. Cela permet de mieux faire tourner le stock de pièces et ainsi de le rentabiliser.’

Pour Simon, les choses ont évolué très vite en quelques années. ‘J’ai beaucoup appris en peu de temps. Mon entreprise a également énormément grandi, et l’accent est à présent mis sur la consolidation de mes acquis. Je ne cherche pas à grandir à tout prix, il est important de connaître ses limites, même si je réléchis à engager une troisième technicien et/ou un commercial. Je tiens cependant à pouvoir continuer à gagner ma vie correctement, certainement au vu des investissements consentis et des nombreuses heures consacrées chaque semaine à mon activité. Je tiens aussi à continuer à envisager les choses différemment des autres, c’est un de mes atouts, et c’est en partie cela qui a permis d’arriver là où je suis à présent. A terme, j’aimerais disposer d’une salle d’exposition afin de mieux présenter les marques que je distribue, mais ce n’est pas une priorité pour le moment. Je continue en tout cas d’investir dans un stock important de machines, car voir fait souvent acheter, et cela me permet de satisfaire plus vite mes clients. C’est également cela qui fait ma force en commerce. Et bien entendu, je continuerai à restaurer des ancêtres, car cela reste une véritable passion!’

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